Prêt à prendre “ses responsabilités”, sans se déclarer toutefois candidat à la tête du PS, Bertrand Delanoë a rassemblé samedi à Paris ses partisans, exhortant les membres du parti à réussir le congrès de Reims de novembre prochain. Si le PS n’est pas bon de 2008 à 2011, il perdra la présidentielle, a-t-il averti.

Devant quelques centaines de participants à cette journée de travail, dont l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, M. Delanoë a lancé: “La question des présidentielles 2012 ne se posera pas si nous ne réussissons pas le congrès de Reims” et si celui-ci “n’est pas porteur d’années de travail intenses, réussies, collectives et que reconnaîtront les Français”.

“Il n’est pas interdit, y compris en 2008, de faire preuve d’un peu de sens politique”, a poursuivi le maire de Paris. “Est-ce que vous connaissez, vous, les circonstances, l’analyse des rapports de force, des besoins de 2011? Moi pas. Mais j’ai une certitude, c’est que si le parti n’est pas bon de 2008 à 2011, si le parti n’est pas perçu par nos concitoyens comme celui qui a les idées, qui a le savoir-faire, qui a l’envie, vous pouvez désignez qui vous voulez, dans les conditions que vous voulez, nous perdrons la présidentielle 2012″.

Ecrit par président le 2 juin 2008
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