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Ségolène Royal a démarré plus vite que ses concurrents dans la course au poste de Premier secrétaire du PS et de fait à l’élection présidentielle 2012 en annonçant officiellement vendredi soir qu’elle sera candidate. Sa déclaration, faite devant un parterre de supporteurs réunis à Paris, n’a surpris personne, ayant à maintes reprises affiché clairement ses ambitions depuis le début de l’année; mais elle a provoqué hier un concert de protestations chez ses opposants qui lui reprochent de s’asseoir sur les sacro-saintes règles de fonctionnement du parti en ouvrant trop tôt les hostilités.
En tout cas, à six mois du congrès de Reims, qui se tiendra du 7 au 9 novembre, Ségolène prend une longueur d’avance sur ses rivaux, et surtout sur celui que l’on considère le plus dangereux pour elle tant pour la présidentielle 2012 que pour la direction du parti, Bertrand Delanoë.
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