Nous avons avec Arnaud la volonté de travailler ensemble pour bâtir un projet porteur d’espoir. Tout cela sans état d’âme, sans arrière-pensées, sans calcul tactique. Je ne souhaite pas que le congrès du Parti socialiste soit un congrès de désignation de notre candidat à l’élection présidentielle de 2012. C’est beaucoup trop tôt, et ce serait dangereux pour le parti, car une confrontation des présidentiables risquerait de blesser le PS. Choisir un congrès de désignation, c’est combiner tous les inconvénients : dureté des débats, artifices des positions, résultat in­­­certain, compétition prolongée pour le pouvoir.[...]

À la direction du PS, les ambitions peuvent naître. Qu’est-ce qui garantit que vous ne serez pas candidat en 2012 ?
Il faut être cohérent. On ne peut pas refuser un congrès de désignation et, dès le lendemain, promouvoir sa propre candidature à l’élection présidentielle. C’est cette attitude qui a empoisonné la vie du PS dans les dernières années. Celui qui sera, sur cette base, premier secrétaire à l’issue du congrès doit s’engager à ne pas être candidat en 2012. Ce sera, bien sûr, mon attitude.

La suite sur Le Figaro.

Ecrit par président le 8 avril 2008
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