juin
22
Au coude à coude dans les sondages pendant toute la campagne, le Front de Gauche arrive finalement devant le NPA. La gauche de la gauche obtient au total 12,3% des suffrages.
Mieux qu’en 2004. C’est au moins la première satisfaction que peut s’accorder la gauche de la gauche. Selon les premières estimations TNS Sofres, le Front de gauche, le NPA et LO recueillaient un score cumulé d’environ 12,3 %, soit 4 points de plus qu’aux précédentes élections européennes. [...]
Quant à Jean-Luc Mélenchon, son alliance avec Marie-George Buffet n’a pas permis au PCF de faire une réelle percée par rapport aux précédentes élections européennes de 2004, où les communistes avaient atteint le score de 5,88 % des voix. Ce qui peut susciter de nouveaux débats au sein du PCF sur l’opportunité de poursuivre une telle alliance, notamment au premier tour des régionales de l’an prochain ou à la présidentielle de 2012.
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fév
8
En clôture du congrès du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau lancé un appel au NPA d’Olivier Besancenot pour constituer, avec les communistes, un « front de gauche » aux élections européennes.
Pour l’instant, Olivier Besancenot s’est montré réservé, refusant de faire « un bon coup électoral » au détriment d’un « front durable » et posant comme condition une indépendance totale vis-à-vis du PS. Sur ces deux points, Jean-Luc Mélenchon a voulu rassurer son jeune « camarade ». Il s’est d’abord dit ouvert à une alliance pérenne, allant jusqu’aux élections régionales voire à la présidentielle de 2012.
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sept
4
Le député de l’Essonne Julien Dray en appelle à un «sursaut moral».
Dix jours auparavant, de retour de la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse, Pierre Moscovici apportait sa réponse, en confiant aussi son inquiétude. «Si les présidentiables y vont, ce sera Tchernobyl. Et si on fait les imbéciles, l’élection présidentielle de 2012 sera perdue dès Reims». Pour une fois, le député européen Benoît Hamon serait d’accord avec lui (même si le leader de l’aile gauche du parti n’en tire pas les mêmes conclusions). «Les conditions de la victoire en 2012 se joueront, non pas à l’occasion du congrès qui précédera l’élection présidentielle, mais au prochain congrès, tant sur la question des alliances et de la stratégie que de l’orientation politique du projet», a-t-il déclaré samedi. Officiellement, les socialistes ne désigneront leur candidat qu’en 2011.
Mais certains craignent la concurrence du MoDem de François Bayrou et du parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot, et l’élimination du PS du second tour de la présidentielle.
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août
24
« A gauche, le parti socialiste propose à la majorité de la population, comme seule issue face à Nicolas Sarkozy, d’attendre l’hypothétique issue incertaine de l’élection présidentielle de 2012« , a affirmé le porte-parole de la LCR lors d’un meeting en fin de soirée à l’université d’été de son parti.
« Nous, nous n’attendrons pas 2012 pour résister, pour combattre et chercher à stopper la politique de Nicolas Sarkozy, dès la rentrée », a-t-il dit.
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juil
16
Selon notre sondage OpinionWay, le leader de la LCR devance largement Delanoë ou Royal dans l’électorat de gauche.
Par rapport aux socialistes, la force de Besancenot est de s’adresser aux gens pour leur parler de leurs problèmes. Pas des siens ou de ses propres ambitions. «Contrairement aux responsables socialistes, ce n’est pas l’échéance de la présidentielle 2012 qui me préoccupe, mais la situation des gens», ne cesse-t-il de répéter.
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