Après les législatives de 2007 puis les municipales de 2008, le MoDem vient d’essuyer son troisième échec, plus cinglant celui-là, aux élections européennes. L’avenir de la formation centriste de François Bayrou, qui s’était hissée à la troisième place lors de l’élection présidentielle, apparaît compromis.

François Bayrou comptait rester en position de force en vue des régionales de 2010 puis de la présidentielle de 2012. Relégué à la quatrième place, il lui sera plus que difficile de négocier avec le Parti socialiste et de représenter une alternative crédible au pouvoir en place. [...]

Corinne Lepage reproche notamment à François Bayrou son mode de gouvernance du parti. «Il faut un vrai fonctionnement collégial et démocratique», affirme-t-elle, critiquant à mots couverts l’ambition uniquement présidentielle du leader centriste. Nombreux sont ceux qui lui ont reproché de faire campagne contre Nicolas Sarkozy et non pour l’Europe, la publication de son livre en mai cristallisant ce décalage.

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Candidats:

Le leader du MoDem est plus impliqué par la présidentielle 2012 que par les européennes. Il savoure quelques sondages encourageants dans lesquels il voit la validation de sa stratégie : plus il s’oppose à Sarkozy, plus le PS baisse. [...]

Pour la première fois, selon un sondage OpinionWay-Le Figaro-LCI, 44 % des Français estiment possible qu’il devance le (la) candidat(e) du PS au premier tour de la présidentielle de 2012. «Aujourd’hui, c’est le moment le plus plein de ma vie. Ça a été difficile, mais je suis à la place où je voulais être», dit-il. Depuis la sortie de son livre, Abus de pouvoir (Plon), le 30 avril, il a décroché la place de « meilleur opposant » à Nicolas Sarkozy. [...]

«Il y a un an encore, ce combat passait pour perdu», susurre-t-il. Là, il ne parle plus de son livre, mais de lui. Entré en politique à la faveur des élections législatives de 1978, il se décrit ainsi : «Au début, j’étais un homme politique prometteur, donc très con. Vous savez, toute cette période de vedettarisation rend bête. Puis est arrivée la présidentielle de2007, qui a créé un lien avec les gens. Je dirais que, ce qui a trempé ce lien avec eux, c’est que je refuse de me rallier et que j’accepte ma traversée de désert. Là, ils ont compris que mon combat était vrai.»

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Candidats: -

Les élections européennes constituent, après les échecs des législatives et des municipales, une étape importante pour le Mouvement Démocrate (MoDem) et son leader François Bayrou, l’oeil rivé sur la présidentielle de 2012.

Le troisième homme de la présidentielle 2007 appuie sa campagne sur son livre à succès « Abus de Pouvoir » – déjà tiré à 120.000 exemplaire selon son éditeur, Plon – où il se livre à une virulente critique du sarkozysme.

Le député des Pyrénées-Atlantiques n’est pas lui-même candidat au scrutin du 7 juin, mais il met tout son poids dans la bataille, sillonnant inlassablement la France pour aller soutenir ses candidats.

Lors de ces élections, « il tente d’envoyer le signe que le MoDem fait partie des grandes forces politiques, susceptibles en 2012 de bouleverser la donne », souligne M. Perrineau. « Mais pour l’instant, le MoDem reste plutôt, dans les sondages, la première des petites forces que la troisième des grandes forces ».

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Candidats:

François Bayrou et Nicolas Sarkozy partagent une analyse en commun : en 2012, l’ex-troisième homme de l’élection présidentielle de 2007 serait le seul capable de battre au second tour l’actuel détenteur du pouvoir. Du coup, leurs objectifs se rejoignent, même s’ils sont diamétralement opposés : pour l’un, il s’agit de parvenir à se hisser, cette fois, dans le duo de tête du premier tour ; pour l’autre, de l’en empêcher.

Depuis deux ans, la consigne n’a pas varié. Et la cellule élyséenne chargée de « flinguer » le président du Mouvement démocrate (MoDem) n’a pas désarmé. Pourtant, deux ans après, non seulement il est toujours là mais sa présence sur la scène politique n’a pas diminué. [...]

En dépit de tous ces efforts pour marginaliser M. Bayrou, celui-ci continue de bénéficier d’une forte cote de popularité, sa voix porte et le mouvement créé dans l’élan de l’élection présidentielle s’est enraciné.

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Candidats: -

Si les Français devaient voter dimanche prochain, Nicolas Sarkozy devancerait de nouveau largement tous ses adversaires, indique un sondage de l’IFOP. « Ainsi, 28% des personnes interrogées voteraient pour l’actuel Président de la République, soit toutefois 3 points de moins que son score à l’élection présidentielle de 2007 (31%) », relève l’IFOP.

Dans la lutte pour deuxième place, l’écart se resserre entre Royal et Bayrou. Ségolène Royal et François Bayrou obtiennent respectivement 20,5% et 19% des intentions de vote, contre 26% et 18,5% respectivement, en 2007.

La suite sur Sud-Ouest

Candidats: - -

François Bayrou se pose en premier opposant à Nicolas Sarkozy. A l’occasion du deuxième anniversaire de l’élection du chef de l’Etat, le président du MoDem, les yeux rivés vers 2012, a publié jeudi « Abus de pouvoir », pamphlet contre « l’égocratie » sarkozyste.

A travers cette charge au vitriol contre le pouvoir sarkozyste, qui rappelle celle du « Coup d’Etat permanent » de François Mitterrand contre Charles de Gaulle, François Bayrou, toujours vivant politiquement malgré les attaques de ses adversaires, trace sa voie vers la présidentielle de 2012. Même si l’auteur assure n’avoir « aucune tactique d’aucune sorte », son but est transparent: incarner la « résistance » à Nicolas Sarkozy, devancer le candidat socialiste au premier tour et battre le président sortant au second grâce aux voix de la gauche.

La suite sur le Nouvel Obs

Candidats: -

Selon un sondage Ifop qui paraîtra dans Sud-Ouest demain, à la question « si le premier tour de l’élection présidentielle devait avoir lieu dimanche, pour qui voteriez-vous ? », les sondés répondent :
28 % pour Nicolas Sarkozy (UMP)
20,5 % pour Ségolène Royal (PS)
19 % pour François Bayrou (MoDem)
(En 2007, les résultats ont été au premier tour respectivement : 31, 26 et 18,5 %)

La suite sur le blog du Modem 92

Candidats:

Villepin-Bayrou, même combat ? Le dialogue entre les deux hommes a commencé par médias interposés. « Je n’ai pas eu de contacts avec Dominique de Villepin depuis deux ans. Mais je parlerai volontiers avec lui. Le jour où l’on voudra construire une politique différente en France, il faudra qu’acceptent de travailler ensemble des courants républicains différents, démocrates, socialistes, gaullistes« , déclarait François Bayrou [...]

L’Elysée, cependant, ne détesterait pas pouvoir aligner les deux hommes dans sa ligne de mire. Si, pour l’heure, M. Sarkozy ne voit pas en M. de Villepin un rival potentiel, il s’inquiète de la popularité persistante de l’ancien candidat à l’élection présidentielle et redoute un score du MoDem aux élections européennes qui placerait son leader en orbite pour 2012. « Il ne faudrait pas que la gauche s’effondre trop et que Bayrou arrive en deuxième position », aurait récemment répété le chef de l’Etat en cercle restreint, donnant pour consigne de concentrer le tir sur lui.

François Goulard, député (UMP) du Morbihan, ancien ministre de M. de Villepin ayant soutenu M. Bayrou à l’élection présidentielle, doute qu’il y ait « rien de concret entre les deux ». D’autant que, au-delà de certaines convergences de vues, beaucoup les sépare. « Bayrou fait partie de ces hommes atteints de priapisme présidentiel, M. Goulard. Il est obsédé par cette fonction, ce qui n’est pas le cas de Villepin. »

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Candidats: -

Le socialiste Manuel Valls considère le centriste François Bayrou comme un concurrent sérieux dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012 si le PS ne se réforme pas d’ici là. Dans un entretien à paraître samedi dans Le Monde, le député-maire d’Evry (Essonne) se prononce pour l’organisation de « primaires » au PS pour désigner un candidat.

Manuel Valls dit considérer le président du Mouvement démocrate (MoDem) François Bayrou, qui avait obtenu 18,6% des voix à la présidentielle de 2007, comme un candidat sérieux « si le PS ne parvient pas à se réformer« . « A cet égard, l’organisation de ‘primaires’ ouvertes aux électeurs de gauche pour désigner notre candidat à la prochaine élection présidentielle est peut être la dernière chance pour le sauver et l’aider à renouer le lien avec les Français« , ajoute-t-il.

La suite sur le JDD

Candidats: -

Le Pen «light». L’insulte a claqué comme un fouet. Alain Minc en a cinglé les flancs de François Bayrou au moment où celui-ci lançait la campagne européenne du MoDem. Dans la bouche de l’éminent conseiller des grands patrons français, c’est une variante de « populiste », « franchouillard » aux limites de la xénophobie. L’horreur. Infréquentable. Ringard. Poujadiste. Etc. [...]

François Bayrou a en effet misé sa présidentielle de 2012 sur un seul numéro : le modèle français contre le modèle américain. L’égalité contre la liberté. La vieille méfiance catholique face à l’argent et à l’ostentation des Rolex. La terre contre la mer. L’Etat providence contre les subprimes. Il pilonnera « Sarkozy l’Américain », la soumission à l’Otan, l’Europe libérale. Bayrou retournera contre le président sortant les discours qu’Henri Guaino avait concoctés pour le candidat Sarkozy en 2007. La présidentielle en France se gagne toujours ainsi, sur une ligne monarcho-bonapartiste pour le style, et le christianisme social pour le fond.

La suite sur Le Figaro

Candidats: -

François Bayrou a décidé de cogner dur. Sur Nicolas Sarkozy. Le patron du Modem a profité vendredi de « Parlons net », le club de la presse numérique de France Info dont Rue89 est partenaire, pour lancer une nouvelle salve d’attaques contre la pratique du pouvoir par le président de la République [...]

On l’aura compris, François Bayrou se présente comme le meilleur ennemi de Nicolas Sarkozy, se voulant plus cohérent que Ségolène Royal et se sorties parfois extravagantes, et que Martine Aubry qui a du mal à émerger à la tête d’un PS encore en quête de sérénité. Une stratégie à long terme qui vise à le faire arriver au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2012, et d’incarner l’alternance. Un pari encore loin d’être gagné.

La suite sur Rue89

Candidats: -

Crédité de 18,6 % des voix en 2007, François Bayrou a ensuite été lâché par la plupart de ses anciens disciples et obtenu de faibles scores aux législatives et aux municipales. Il compte sur les européennes, traditionnellement favorables au centre, pour se refaire une santé politique, un oeil rivé sur la présidentielle de 2012. Aux élections européennes en 2004, son camp avait remporté près de 12 % des voix.

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Candidats:

Habité par sa mission élyséenne, François Bayrou s’est lancé dans un tour de France à la rencontre des vraies gens. 

Dans le train qui l’emmène à Nîmes, ce 13 novembre (veille du congrès socialiste), Bayrou bouquine un polar : « Prends garde à toi ! », de Patricia Wentworth. Il y est question de machination politique, d’ « un jeu de dupes mortel où tous les coups sont permis ». Le troisième homme de la présidentielle connaît bien le sujet, lui qui fut trahi et abandonné par les siens, ses ex-amis UDF ralliés à Sarkozy.

Plus que jamais habité par sa mission-devenir président-, Bayrou se voit déjà en haut de l’affiche en 2012. « Le champ des EP [éligibles à la présidentielle, NDLR] est assez restreint »,avance-t-il sur le ton de la confidence. Sarkozy, un socialiste et lui ! Face à Martine Aubry-dont il est persuadé qu’elle finira par faire alliance avec le MoDem-, Bayrou obtiendrait 18 % des voix au premier tour. « Pas 1 % ne s’est éloigné de nous ! Le socle français est intact », se félicite celui qui dit pourtant ne pas croire aux sondages. Caricaturé en Calimero par « Les Guignols », souvent victime de ses humeurs, est-il à la hauteur de ses ambitions ? « Ce type-là, il sera jamais président ! tranche un contrôleur du TGV, surpris par le tempérament bougon du centriste. Il n’a pas ce truc qu’ont Sarko et Ségo… Le charisme ! »

La suite sur Le Point

Candidats:

Dans le doute, François Bayrou joue la prudence. Invité dimanche par i-Télé-France Inter et Le Monde à réagir aux malheurs du PS, il a refusé de choisir entre Ségolène Royal et Martine Aubry. Mieux : il leur a trouvé à chacune des qualités. Et comme les deux rivales «s’insupportent», le troisième homme de la présidentielle de 2007 s’en est tenu là, attendant qu’un PS «en bout de cycle, en coma dépassé», où il y a «des tricheries partout», se résolve à accepter la logique de «rassemblement» dont il est l’apôtre.

François Bayrou a même une idée très précise du jour où ce «rassemblement» s’imposera : ce sera le lendemain du premier tour de la présidentielle de 2012. Selon, visiblement, un seul critère : qui s’opposera le mieux au «projet inacceptable de Nicolas Sarkozy» ?

La suite sur Le Figaro

Candidats: - -

Coupé en deux et lézardé par des haines aussi solides qu’anciennes qui l’affaiblissent face à Nicolas Sarkozy, le Parti socialiste ne risque pas pour autant l’implosion en tant que telle, estiment plusieurs analystes.

Ce qui menace plus sûrement le principal parti d’opposition français, c’est un blocage institutionnel et idéologique dangereux à l’orée d’une séquence électorale chargée, allant des européennes de juin à la prochaine présidentielle 2012.

La situation qui menace le PS n’est « pas la disparition mais une série de revers électoraux », dès les européennes et jusqu’à la prochaine présidentielle en 2012, estime Dominique Reynié. « Les souvenirs sont frais pour les électeurs et le souvenir de cette nuit-là au PS va marquer les esprits pour longtemps. »

La suite dans Challenges

Un parti coupé en deux. C’est comme si le PS jouait la guerre froide en interne, bloc contre bloc. D’un côté, les troupes qui se sont lentement coalisées depuis le vote sur les motions le 6 novembre autour de la maire de Lille. De l’autre, les partisans de Royal. Comme un parfum du fratricide congrès de Rennes qui avait mis face à face en 1990 Lionel Jospin et Laurent Fabius. Le parti avait alors mis près de dix ans à s’en relever. La déchirure actuelle n’est que l’épilogue du congrès de Reims qui a vu s’affronter (sur fond de préparation de la présidentielle de 2012) deux lignes politiques. Celle, ancrée à gauche, de la maire de Lille, opposée à toute alliance nationale avec le centre et favorable à un parti classique de militants. Contre celle défendue par Ségolène Royal : souplesse dans les alliances et parti de masse à l’américaine. Deux projets qui apparaissent aujourd’hui difficilement conciliables.

La suite dans le Parisien

En comptant sur son seul camp, Ségolène Royal pèse désormais la moitié du PS tout en faisant figure de victime, ce qui accentuera sa popularité à l’extérieur du parti. L’appareil socialiste ne peut donc plus la considérer comme marginale.

Dans l’optique de la campagne présidentielle de 2012, la gagnante n’est peut-être pas celle que l’on croit.

La suite dans la Tribune de Genève

Philippe Manière, directeur général de l’institut Montaigne, pense que la crise au PS pourrait paradoxalement lui profiter une fois l’épisode réglé, « au sens où on voit un parti qui est, malgré ses gros défauts, assez transparent et assez démocratique, ce qui n’est pas le cas de l’UMP ». Enfin le politologue Dominique Reynié pointe de son côté la possibilité que François Bayrou tire profit de la situation actuelle. « On pourrait avoir une situation comique à l’élection présidentielle de 2012 avec Bayrou qui passe le premier tour et appelle les socialistes à le soutenir pour gagner contre Sarkozy« , a-t-il dit à Reuters.

La suite sur Le Monde

Candidats: - -

Le président du MoDem, invité du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, compare à Pinocchio les socialistes qui refusent l’alliance avec son parti. Et si le vainqueur du congrès de Reims, c’était tout simplement François Bayrou ? Alors que les socialistes se sont quittés dimanche sans parvenir à faire une synthèse, la question des alliances avec le MoDem était dans tous les esprits pour une éventuelle alternance en 2012.

[...] Le député des Pyrénées-Atlantiques a réitéré sa proposition, formulée lors de l’université du MoDem en septembre, «d’un rassemblement le plus large possible» avec tous ceux qui souhaitent un changement en 2012. Selon l’ancien candidat à la présidentielle, «en 2012, les Français auront le choix entre deux boutons : le bouton, on change ; et le bouton, on continue». 

La suite sur Le Figaro

Candidats:

François Bayrou est-il le joker de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle 2012 ? Une présidentielle, c’est un duel. Aucune démocratie moderne n’échappe à cette réalité binaire.

Dans la préparation de la présidentielle 2012, Nicolas Sarkozy a un avantage stratégique : l’encerclement du PS par le Modem sur sa droite et par Besancenot sur sa gauche.

La suite sur Expriméo

Candidats: -

Hervé Morin veut faire du Nouveau Centre (NC) une force de frappe pour préparer la présidentielle de 2012. Le ministre de la Défense, qui considère avoir réalisé l’essentiel des réformes voulues par le chef de l’État dans son domaine, juge que son parti ne peut s’enraciner sans avoir son propre candidat – et se verrait bien dans ce rôle. Pour préparer le terrain, il organise désormais tous les lundis un dîner ou une « conference call » avec les chefs du Nouveau Centre et les ministres qui en sont issus.

Mais l’autonomisation du NC déplaît à Nicolas Sarkozy, qui l’a prié de ne pas faire liste à part aux européennes de l’an prochain. « Il veut une majorité unie… et pas de concurrent centriste à la prochaine présidentielle », explique Morin. Il obéira en 2009, mais sans doute pas en 2012…

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Invité des forums de nouvelobs.com, vendredi 26 septembre, Benoît Hamon, candidat à la direction du Parti socialiste et député européen, a balayé l’éventualité d’une alliance avec le Modem de François Bayrou pour la prochaine élection présidentielle de 2012, affirmant que « le Modem ne sera jamais un partenaire du PS ».

Questionné par ailleurs sur son déficit médiatique par rapport aux autres prétendants à la succession de François Hollande (Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et Martine Aubry), Benoît Hamon a déclaré que c’était « une difficulté incontestable ».

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Le député de l’Essonne Julien Dray en appelle à un «sursaut moral».

Dix jours auparavant, de retour de la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse, Pierre Moscovici apportait sa réponse, en confiant aussi son inquiétude. «Si les présidentiables y vont, ce sera Tchernobyl. Et si on fait les imbéciles, l’élection présidentielle de 2012 sera perdue dès Reims». Pour une fois, le député européen Benoît Hamon serait d’accord avec lui (même si le leader de l’aile gauche du parti n’en tire pas les mêmes conclusions). «Les conditions de la victoire en 2012 se joueront, non pas à l’occasion du congrès qui précédera l’élection présidentielle, mais au prochain congrès, tant sur la question des alliances et de la stratégie que de l’orientation politique du projet», a-t-il déclaré samedi. Officiellement, les socialistes ne désigneront leur candidat qu’en 2011.

Mais certains craignent la concurrence du MoDem de François Bayrou et du parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot, et l’élimination du PS du second tour de la présidentielle.

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