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Très critiqué par Martine Aubry, l’ancien premier secrétaire du parti socialiste se prépare pour la présidentielle en cultivant sa singularité au sein du parti. [...]
Avec un objectif : il voudrait être le candidat, le recours, le président de la République… Il l’a redit la semaine dernière, comme à chaque fois qu’on lui pose la question. Il se «prépare» pour 2012. Avec le sens du paradoxe, il affirme en privé que cela n’aurait «pas de sens» d’annoncer une candidature en bonne et due forme. François Hollande est capable de penser deux choses en même temps, si ce n’est trois. «En 2012, on doit gagner. La question, c’est comment ? Ce n’est pas qui ?», interroge-t-il. C’est pourquoi il ne s’exclut pas du jeu. Mais d’autres sont prêts à s’en charger pour lui. [...]
Aujourd’hui, l’ancien premier secrétaire ne figure plus dans la short list que les socialistes s’amusent à faire pour 2012. Martine Aubry, Ségolène Royal ou Dominique Strauss-Kahn, pourquoi pas. Mais pas lui. «Il faudrait que Hollande parie sur l’explosion en vol d’Aubry, le non-retour de DSK et des facteurs qui élimineraient d’emblée Royal pour empêcher un choix Royal-Hollande qui nous rendrait ridicules ad vitam aeternam» , commente un membre de la direction. Apparemment, le député de Corrèze n’a plus beaucoup d’atouts dans sa manche. Même si les sondages de popularité s’améliorent lentement pour lui, les autres le distancent toujours.
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