avr
16
« Je suis une personnalité politique incontournable actuellement, c’est comme ça. » [...] Ségolène Royal n’a donc pas son pareil pour maximiser l’impact et harceler l’adversaire. Mais cette stratégie de fracas peut-elle la conduire dans trois ans à porter de nouveau les couleurs de la gauche à la présidentielle ? Se pose alors la fameuse interrogation sur sa « présidentialité », terme barbare qui désigne l’ensemble des qualités requises pour exercer la fonction présidentielle : autorité, expérience, esprit de décision, caractère, compétences…. Interrogé sur les causes de l’échec de Ségolene Royal en 2007, Laurent Fabius avait le premier mentionné, dans une interview au Monde, un « triple déficit : présidentialité, crédibilité, collégialité. ». [...]
Tony Blair, Nicolas Sarkozy, Barack Obama, ou Ségolène Royal ont intégré les contraintes du tout-images et scénarisent leur message pour la presse qui relaye en proportion. Mais pour Ségolène Royal, une telle succession de séquences choc ne lui permettra sans doute pas de retrouver, notamment parmi les classes moyennes et catégories intellectuelles, une crédibilité suffisante pour espérer l’emporter en 2012. [...]
Tel est l’enjeu des trois ans à venir pour Ségolène Royal, et il n’est pas mince puisque selon le sondage Ifop-Paris Match, seuls 45% des sympathisants PS jugent qu’elle ferait une meilleure candidate à la présidentielle 2012 que Martine Aubry. Mais cet épisode reste objectivement positif en termes de stratégie politique.
La suite sur TF1
avr
16
DSK candidat si… Dominique Strauss-Kahn sera-t-il candidat en 2012 ? Voici, énumérées par son lieutenant Jean-Christophe Cambadélis, les conditions indispensables à sa candidature :
1. Que Dominique en ait assez de ce qu’il fait alors que, pour l’instant, cela le passionne.
2. Que le pays soit dans un état tel que l’arrivée à sa tête d’un grand économiste s’impose.
3. Que la gauche ait une chance de gagner face à Sarkozy.
4. Qu’un consensus soit établi au PS sur la candidature de l’ancien ministre, au minimum avec ses alliés Martine Aubry et Laurent Fabius.
Autant dire que tout est ouvert…
La suite sur Le Point
avr
16
Villepin-Bayrou, même combat ? Le dialogue entre les deux hommes a commencé par médias interposés. « Je n’ai pas eu de contacts avec Dominique de Villepin depuis deux ans. Mais je parlerai volontiers avec lui. Le jour où l’on voudra construire une politique différente en France, il faudra qu’acceptent de travailler ensemble des courants républicains différents, démocrates, socialistes, gaullistes« , déclarait François Bayrou [...]
L’Elysée, cependant, ne détesterait pas pouvoir aligner les deux hommes dans sa ligne de mire. Si, pour l’heure, M. Sarkozy ne voit pas en M. de Villepin un rival potentiel, il s’inquiète de la popularité persistante de l’ancien candidat à l’élection présidentielle et redoute un score du MoDem aux élections européennes qui placerait son leader en orbite pour 2012. « Il ne faudrait pas que la gauche s’effondre trop et que Bayrou arrive en deuxième position », aurait récemment répété le chef de l’Etat en cercle restreint, donnant pour consigne de concentrer le tir sur lui.
François Goulard, député (UMP) du Morbihan, ancien ministre de M. de Villepin ayant soutenu M. Bayrou à l’élection présidentielle, doute qu’il y ait « rien de concret entre les deux ». D’autant que, au-delà de certaines convergences de vues, beaucoup les sépare. « Bayrou fait partie de ces hommes atteints de priapisme présidentiel, M. Goulard. Il est obsédé par cette fonction, ce qui n’est pas le cas de Villepin. »
La suite sur Le Monde
avr
14
Le socialiste Manuel Valls considère le centriste François Bayrou comme un concurrent sérieux dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012 si le PS ne se réforme pas d’ici là. Dans un entretien à paraître samedi dans Le Monde, le député-maire d’Evry (Essonne) se prononce pour l’organisation de « primaires » au PS pour désigner un candidat.
Manuel Valls dit considérer le président du Mouvement démocrate (MoDem) François Bayrou, qui avait obtenu 18,6% des voix à la présidentielle de 2007, comme un candidat sérieux « si le PS ne parvient pas à se réformer« . « A cet égard, l’organisation de ‘primaires’ ouvertes aux électeurs de gauche pour désigner notre candidat à la prochaine élection présidentielle est peut être la dernière chance pour le sauver et l’aider à renouer le lien avec les Français« , ajoute-t-il.
La suite sur le JDD
avr
13
Manuel Valls, 46 ans, affirme dans un entretien au Monde qu’il a «soutenu» Ségolène Royal «parce qu’elle portait le mieux l’idée de la rénovation». Mais «aujourd’hui, le PS doit être incarné par une nouvelle génération qui porte d’autres idées, d’autres pratiques. Je n’ai plus l’âge d’être l’élève d’un sage actif, quel qu’il soit. En 2012, c’est cette génération qui doit incarner le changement et le renouvellement», affirme-t-il encore. Interrogé sur ses ambitions pour la présidentielle 2012, il répond: «La présidentielle, c’est une question de destin et de circonstances. Il ne faut jamais s’autoproclamer». [...]
Face à Nicolas Sarkozy, qui «cherche à cliver en permanence car sa conception du pouvoir est conflictuelle», la gauche doit lui «opposer une conception apaisée de l’exercice du pouvoir». Questionné sur les propos de Martine Aubry regrettant Jacques Chirac, il juge que «regretter Chirac, c’est nier le fort besoin de changement qui s’est exprimé durant la campagne présidentielle de 2007».
Pour lui, enfin, François Bayrou est un concurrent sérieux, «si le PS ne parvient pas à se réformer». L’organisation de primaires ouvertes aux électeurs de gauche pour désigner le candidat PS en 2012 est «peut être la dernière chance pour le sauver et l’aider à renouer le lien avec les français».
La suite sur Le Figaro
avr
12
Le Pen «light». L’insulte a claqué comme un fouet. Alain Minc en a cinglé les flancs de François Bayrou au moment où celui-ci lançait la campagne européenne du MoDem. Dans la bouche de l’éminent conseiller des grands patrons français, c’est une variante de « populiste », « franchouillard » aux limites de la xénophobie. L’horreur. Infréquentable. Ringard. Poujadiste. Etc. [...]
François Bayrou a en effet misé sa présidentielle de 2012 sur un seul numéro : le modèle français contre le modèle américain. L’égalité contre la liberté. La vieille méfiance catholique face à l’argent et à l’ostentation des Rolex. La terre contre la mer. L’Etat providence contre les subprimes. Il pilonnera « Sarkozy l’Américain », la soumission à l’Otan, l’Europe libérale. Bayrou retournera contre le président sortant les discours qu’Henri Guaino avait concoctés pour le candidat Sarkozy en 2007. La présidentielle en France se gagne toujours ainsi, sur une ligne monarcho-bonapartiste pour le style, et le christianisme social pour le fond.
La suite sur Le Figaro
avr
12
Les socialistes sont en train de changer de doctrine pour désigner leur candidat à la présidentielle de 2012. L’organisation de primaires ouvertes aux sympathisants, que réclament les partisans de Ségolène Royal depuis le congrès de Reims, fait son chemin au sein de la nouvelle direction du parti. [...] Le succès de Barack Obama, largement conditionné par la dynamique des primaires démocrates, sert de modèle.
Si les « royalistes » de même que les « strauss-kahniens » sont convaincus depuis longtemps, Martine Aubry, qui n’y était pas a priori favorable, a demandé la création d’un groupe de travail. Au PS, d’aucuns estiment que les sondages, qui pour le moment sont plus favorables à la première secrétaire qu’à sa rivale du Poitou-Charentes, ne sont pas pour rien dans l’évolution de sa position…
La suite sur Les Echos
avr
12
Martine Aubry passait son dimanche sur le canapé rouge de Michel Drucker [...] et s’est attachée à casser son image de patronne sévère du PS. Et la maire de Lille assure qu’elle a de l’humour. « 2012 ? Je n’y pense pas en me maquillant, même si en me maquillant, je me suis mis un crayon dans l’oeil », lance-t-elle, faisant allusion à un récent accident oculaire.
Si Martine Aubry n’y pense pas, Ségolène Royal y travaille. Samedi, la présidente de la région Poitou-Charentes a réuni les troupes de son association Désirs d’avenir, les exhortant à se « faire respecter » au PS. Applaudissements, salle debout scandant « Ségolène présidente », l’ex-candidate à l’élection présidentielle, long pull-tunique blanc, a souri du « grand nombre » de ses « chers amis » qui ont ri songeant au récent flop de Martine Aubry, patronne du PS au Zénith sur les libertés.
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avr
12
Dominique de Villepin a émis mercredi de sévères critiques contre le retour de la France au sein de l’Otan et a évoqué un « rendez-vous » pour les prochaines élections. Avec la crise, « il faut se rassembler », lui répond Jean-Pierre Raffarin.
Dominique de Villepin, dont l’avenir politique est suspendu au jugement du tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire Clearstream, s’est montré moins disert sur ses éventuelles ambitions pour la présidentielle de 2012. « Beaucoup ont ricané sur le fait qu’il y avait 1, 2, 3, 4, 5 parlementaires » villepinistes. « J’en connais d’autres qui, dans d’autres endroits, ont commencé avec moins que ça », a-t-il dit en référence à Jacques Chirac qui, trois mois avant d’être élu en 1995, avait été abandonné par une très grande majorité de cadres du RPR.
Un peu plus tôt, une étudiante de Sciences-Po lui avait lancé: « je ne sais pas si vous avez une activité cérébrale très intense en vous rasant le matin mais, en 2012, je voterai pour la première fois aux élections présidentielles et si je pouvais voter pour vous… ».
La suite sur le Nouvel Obs