mar
25
En moins de deux ans, le fonctionnement démocratique du PS a été mis à rude épreuve. Pour nombre de dirigeants, issus de courants divers, ces tensions imposent « d’ouvrir le parti sur l’extérieur ». Cette volonté se cristallise désormais autour de l’organisation de« primaires ouvertes » afin de désigner celui ou celle qui portera les couleurs du PS lors de l’élection présidentielle de 2012. [...]
En pratique, il s’agirait de confier aux sympathisants de gauche et non plus aux seuls adhérents le soin de choisir leur porte-drapeau, comme aux Etats-Unis ou en Italie. L’élection de Barack Obama, dont le succès a été largement conditionné par la dynamique des primaires démocrates, sert de modèle. [...]
Ce processus les place dans un certain embarras. Il impose en effet d’aborder, trois ans avant l’échéance, la question des candidatures à la présidentielle de 2012. Un sujet qui reste encore largement tabou au sein du PS.
La suite sur Le Monde
mar
25
Fustiger les patrons, démanteler les bandes…: le chemin présidentiel vers 2012? Pour mobiliser les troupes, rien de tel qu’un ennemi! Nicolas Sarkozy en a retrouvé deux la semaine dernière: les « bandes », désormais pourchassées par un Sarko retrouvant son thème fétiche des années de l’Intérieur. [...]
Les racailles, et les banquiers à bonus, associés dans l’ire présidentielle, ou dans sa construction de survie. Les dirigeants de la Société générale, s’attribuant des stock-options indues, et les sauvageons qui ont attaqué, en quelques jours, un lycée à Gagny, des policiers aux Mureaux, et un principal de collège à Garges-lès-Gonesse, aussitôt reçu par le Président, ont bien mérité l’attention de l’Elysée. « C’est le chemin vers 2012 qui est tracé, analyse un proche. Sarkozy va jouer une réélection à la Berlusconi, sur l’ordre et la sécurité. »
La suite sur le JDD
mar
25
Le PS tiendra à l’automne une convention sur la rénovation, a annoncé samedi Martine Aubry en exprimant sa volonté « d’amplifier » la modernisation du parti après le « psychodrame » sur les listes européennes. [...]
La convention devra notamment trancher la question ultra-sensible du mode de désignation du candidat socialiste à la présidentielle de 2012, qui divise le parti entre les partisans d’une primaire ouverte à tous les sympathisants, comme Ségolène Royal, et ceux qui souhaitent maintenir le mode actuel de désignation par les seuls militants. [...]
Au passage, celle qui pourrait empêcher Ségolène Royal de porter à nouveau les couleurs socialistes en 2012 a commis un lapsus en parlant du choix d’une « candidate » en 2012. « La direction du parti maintenant rassemblée et moi-même, nous n’avons qu’un seul objectif, c’est que fin 2011, au moment où notre candidate sera choisie, nous ayons un projet porteur d’espoir pour les Français », a-t-elle dit, avant de se reprendre: « et nous aurons à ce moment-là, non seulement ce projet porteur d’espoir, mais tout le PS derrière le ou la candidate que nous aurons choisi ».
La suite sur Le Nouvel Obs
mar
25
Le chef de l’Etat est à la reconquête de sa cote de popularité. Il sera mardi à Saint-Quentin, avec Xavier Bertrand, pour tenter de remobiliser cet électorat populaire qu’il avait su convaincre en 2007. [...]
A l’Elysée, on a bien senti le danger qu’il y avait pour le Président à se couper de ceux qui ont fait son élection en 2007. Ses conseillers savent pertinemment que la perte de l’électorat populaire du nord-est de la France serait catastrophique pour l’échéance de 2012. «Le jour où tu perds cet électorat, tu perds la présidentielle et tu passes plus de cinq ans dans l’opposition», assure un élu.
La suite dans Le Figaro
mar
13
Certains responsables du Parti socialiste discernent chez Martine Aubry quelque chose qui leur évoque Angela Merkel. Une personnalité politique sans esbroufe, rassurante parce que fiable, bosseuse et organisée. Une belle carte à jouer, disent-ils, face à Nicolas Sarkozy. [...]
Fin 2009, la convention consacrée à la définition d’un « nouveau modèle » de développement devra renouveler la vision économique du PS dont le contre-plan de relance était de facture très classique. En attendant de se prononcer sur l’éventualité de permettre aux sympathisants, et non plus aux seuls adhérents du PS, de désigner le candidat à l’élection présidentielle de 2012. « Nous avons besoin de six mois ; après les élections européennes, la pression retombera et il deviendra plus facile d’avancer » assure François Lamy, le plus proche collaborateur de Martine Aubry. Pour lui, « l’échéance, c’est 2011 et la réalisation d’un programme de gouvernement ».
La suite sur Lemonde.fr
mar
13
Semaine du grand pardon au PS. Alors que le pays s’enfonce dans la crise, l’heure est à l’affichage de la réconciliation entre les «deux moitiés» du parti, engagées derrière Martine Aubry et Ségolène Royal dans la foulée du congrès de Reims. «On ne peut pas appeler à l’unité nationale comme le fait Ségolène, et ne pas faire tous les efforts pour y parvenir dans le parti. Chacun a su faire un pas», se félicite Marylise Lebranchu, proche de la première secrétaire.
[...] Des majorités d’idées pourraient donc se former sur des questions stratégiques, telles les primaires à gauche pour la présidentielle. Un chantier de gros œuvre : «Les primaires sont le seul moyen de ne pas avoir deux candidats qui se réclament du socialisme en 2012. Ségolène, Hamon, Moscovici sont pour. Martine n’est pas contre. Fabius, Delanoë et Hollande y sont opposés», énumère Arnaud Montebourg, en charge du dossier et pas mécontent de pouvoir aussi s’appuyer sur les royalistes. [...] Si plusieurs figures du courant Royal – Vincent Peillon, Manuel Valls, François Rebsamen – sont restées en dehors du PS, c’est pour«préparer un projet crédible pour la présidentielle 2012, au cas où on échoue en interne». Au-delà de la façade, l’unité reste donc à construire. Et Lebranchu de rappeler que «dans le Grand Pardon, il y en a un qui ne pardonne pas». Un ou une ?
La suite sur Libération
mar
13
François Bayrou a décidé de cogner dur. Sur Nicolas Sarkozy. Le patron du Modem a profité vendredi de « Parlons net », le club de la presse numérique de France Info dont Rue89 est partenaire, pour lancer une nouvelle salve d’attaques contre la pratique du pouvoir par le président de la République [...]
On l’aura compris, François Bayrou se présente comme le meilleur ennemi de Nicolas Sarkozy, se voulant plus cohérent que Ségolène Royal et se sorties parfois extravagantes, et que Martine Aubry qui a du mal à émerger à la tête d’un PS encore en quête de sérénité. Une stratégie à long terme qui vise à le faire arriver au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2012, et d’incarner l’alternance. Un pari encore loin d’être gagné.
La suite sur Rue89