nov
29
Dans le doute, François Bayrou joue la prudence. Invité dimanche par i-Télé-France Inter et Le Monde à réagir aux malheurs du PS, il a refusé de choisir entre Ségolène Royal et Martine Aubry. Mieux : il leur a trouvé à chacune des qualités. Et comme les deux rivales «s’insupportent», le troisième homme de la présidentielle de 2007 s’en est tenu là, attendant qu’un PS «en bout de cycle, en coma dépassé», où il y a «des tricheries partout», se résolve à accepter la logique de «rassemblement» dont il est l’apôtre.
François Bayrou a même une idée très précise du jour où ce «rassemblement» s’imposera : ce sera le lendemain du premier tour de la présidentielle de 2012. Selon, visiblement, un seul critère : qui s’opposera le mieux au «projet inacceptable de Nicolas Sarkozy» ?
La suite sur Le Figaro
nov
29
Coupé en deux et lézardé par des haines aussi solides qu’anciennes qui l’affaiblissent face à Nicolas Sarkozy, le Parti socialiste ne risque pas pour autant l’implosion en tant que telle, estiment plusieurs analystes.
Ce qui menace plus sûrement le principal parti d’opposition français, c’est un blocage institutionnel et idéologique dangereux à l’orée d’une séquence électorale chargée, allant des européennes de juin à la prochaine présidentielle 2012.
La situation qui menace le PS n’est “pas la disparition mais une série de revers électoraux”, dès les européennes et jusqu’à la prochaine présidentielle en 2012, estime Dominique Reynié. “Les souvenirs sont frais pour les électeurs et le souvenir de cette nuit-là au PS va marquer les esprits pour longtemps.”
La suite dans Challenges
Un parti coupé en deux. C’est comme si le PS jouait la guerre froide en interne, bloc contre bloc. D’un côté, les troupes qui se sont lentement coalisées depuis le vote sur les motions le 6 novembre autour de la maire de Lille. De l’autre, les partisans de Royal. Comme un parfum du fratricide congrès de Rennes qui avait mis face à face en 1990 Lionel Jospin et Laurent Fabius. Le parti avait alors mis près de dix ans à s’en relever. La déchirure actuelle n’est que l’épilogue du congrès de Reims qui a vu s’affronter (sur fond de préparation de la présidentielle de 2012) deux lignes politiques. Celle, ancrée à gauche, de la maire de Lille, opposée à toute alliance nationale avec le centre et favorable à un parti classique de militants. Contre celle défendue par Ségolène Royal : souplesse dans les alliances et parti de masse à l’américaine. Deux projets qui apparaissent aujourd’hui difficilement conciliables.
La suite dans le Parisien
En comptant sur son seul camp, Ségolène Royal pèse désormais la moitié du PS tout en faisant figure de victime, ce qui accentuera sa popularité à l’extérieur du parti. L’appareil socialiste ne peut donc plus la considérer comme marginale.
Dans l’optique de la campagne présidentielle de 2012, la gagnante n’est peut-être pas celle que l’on croit.
La suite dans la Tribune de Genève
Philippe Manière, directeur général de l’institut Montaigne, pense que la crise au PS pourrait paradoxalement lui profiter une fois l’épisode réglé, “au sens où on voit un parti qui est, malgré ses gros défauts, assez transparent et assez démocratique, ce qui n’est pas le cas de l’UMP”. Enfin le politologue Dominique Reynié pointe de son côté la possibilité que François Bayrou tire profit de la situation actuelle. “On pourrait avoir une situation comique à l’élection présidentielle de 2012 avec Bayrou qui passe le premier tour et appelle les socialistes à le soutenir pour gagner contre Sarkozy“, a-t-il dit à Reuters.
La suite sur Le Monde
nov
20
1/ Le PS peut-il se doter d’un leader ?
Depuis le retrait de Lionel Jospin, en 2002, le Parti socialiste (PS) ne parvient pas à se choisir un leader incontesté. François Hollande ne s’est jamais imposé dans l’opinion et Ségolène Royal a porté les espoirs de la gauche à l’élection présidentielle de 2007 sans entraîner tout le PS derrière elle. [...]Le ou la futur(e) premier(e) secrétaire ne portera pas forcément les couleurs du PS à l’élection présidentielle de 2012. Parmi les partisans de Mme Royal, mais aussi chez certains de ceux qui soutiennent Bertrand Delanoë ou Martine Aubry, l’idée d’organiser des “primaires ouvertes” aux sympathisants fait son chemin.
La suite sur Le Monde
nov
20
A Washington pour le sommet du G20 qui doit panser les plaies de la crise mondiale, le socialiste parmi les mieux placés dans les sondages pour 2012, Dominique Strauss-Kahn, est le grand absent du Congrès de Reims, au grand dam de certains de ses fidèles.
DSK sera-t-il un jour tenté par un retour sur la scène politique française, et une candidature à l’Elysée en 2012 ? En mai dernier, ses partisans, qu’il avait réunis dans un restaurant parisien, l’avaient trouvé “assez motivé” pour une candidature à la prochaine élection présidentielle.
Selon la dernière enquête IFOP pour Ouest-France Dimanche, il reste, pour 2012, la personnalité socialiste préférée des Français, avec 34%, mais est dépassé par Ségolène Royal auprès des seuls sympathisants du PS.
La suite avec l’AFP
nov
20
Le président du MoDem, invité du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, compare à Pinocchio les socialistes qui refusent l’alliance avec son parti. Et si le vainqueur du congrès de Reims, c’était tout simplement François Bayrou ? Alors que les socialistes se sont quittés dimanche sans parvenir à faire une synthèse, la question des alliances avec le MoDem était dans tous les esprits pour une éventuelle alternance en 2012.
[...] Le député des Pyrénées-Atlantiques a réitéré sa proposition, formulée lors de l’université du MoDem en septembre, «d’un rassemblement le plus large possible» avec tous ceux qui souhaitent un changement en 2012. Selon l’ancien candidat à la présidentielle, «en 2012, les Français auront le choix entre deux boutons : le bouton, on change ; et le bouton, on continue».
La suite sur Le Figaro
nov
20
Qui sera le patron d’un Parti socialiste en miettes? Les militants en décideront. Ségolène Royal part favorite.Le Congrès de Reims s’achève sur une gueule de bois au pays du champagne. Il fut celui de la haine entre clans. Sarkozy et Bayrou parmi les vainqueurs de ce congrès. Delanoë fait figure de grand perdant. Avec le PS. [...]
Une commission s’est réunie dans la nuit de samedi à dimanche pour tenter d’opérer la synthèse de ces motions, ce qui aurait donné au PS, à la fois un programme général et un premier secrétaire national élu sur une large base, afin d’aborder l’élection présidentielle de 2012 dans de bonnes conditions. [...]
Tous les éléments d’une scission sont donc réunis. «Il faut se rendre à l’évidence, le Parti va éclater», nous a confié un délégué de Mulhouse, membre du clan Delanoë. «Et il vaudrait mieux qu’il explose maintenant plutôt qu’à la veille de la présidentielle de 2012, afin que l’on dispose du temps nécessaire pour reconstruire une formation sur des bases enfin claires.»
nov
11
On savait le discours sur la «rénovation» du Parti socialiste français (PS) un peu vain. Mais à ce point… Le vote préalable au Congrès de Reims a vu les quatre cinquièmes des militants à la rose apporter leur suffrage à l’une des trois écuries officielles –Ségolène Royal (29%), Bertrand Delanoë (25%) et Martine Aubry (25%)– installées dans les starting-blocks de la présidentielle de 2012. Jusque dans le spectacle des disputes personnelles, ce résultat est un formidable gage de continuité. La campagne l’avait laissé présager: à aucun moment l’enjeu programmatique n’a surgi.
La suite sur Le Courrier
nov
11
C’est une première place sans la moindre contestation qui place la leader socialiste en ordre de marche pour 2012. [...]
Dans le même temps, Ségolène Royal va peaufiner son profil présidentiel en sachant qu’elle pourra compter sur un appareil efficace, loyal et sincère. La bataille pour la présidentielle de 2012 se met en marche. [...] Une nouvelle donne au sein du PS a pris naissance.
La suite sur Expriméo
nov
11
Inespéré. Pour l’Elysée, le retour au premier plan de Royal avec, en prime, un Parti socialiste balkanisé est une sacrée bonne nouvelle. Nicolas Sarkozy ne s’en cache pas depuis sa nette victoire à la présidentielle (53 % des voix) : la présidente de la région Poitou-Charentes est son adversaire préféré.
Pour construire son succès présidentiel, Nicolas Sarkozy s’était efforcé de mettre en ordre de bataille sa famille politique, avec toutes ses composantes rassemblées derrière lui. La prochaine présidentielle est encore loin mais, hier, un proche de François Hollande se désespérait : «On a réussi à faciliter la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy. Le résultat de notre vote lui ouvre une autoroute. Dans trois ans ce sera toujours le même bordel chez nous.»
La suite sur Libération
nov
11
François Bayrou est-il le joker de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle 2012 ? Une présidentielle, c’est un duel. Aucune démocratie moderne n’échappe à cette réalité binaire.
Dans la préparation de la présidentielle 2012, Nicolas Sarkozy a un avantage stratégique : l’encerclement du PS par le Modem sur sa droite et par Besancenot sur sa gauche.
La suite sur Expriméo
nov
11
C’est un revers très sévère pour le Maire de Paris qui, par moment, exprimait viser les 50 % dès le premier tour. Bertrand Delanoë est trop parisien pour les régions. C’est la leçon principale d’un sévère échec qui écarte à court terme le Maire de Paris de la présidentielle 2012.
[...]Il revient désormais à Ségolène Royal de faire monter une nouvelle génération pour préparer la présidentielle 2012 dans des conditions très prometteuses car la droite est au pouvoir national depuis 1993, ce qui est une très longue séquence temps.
La suite sur Expriméo
nov
5
Si aucune des quatre grandes motions ne fait la différence, le congrès de Reims du Parti Socialiste risque de tourner à la crise.
Deux hypothèses :
1. Delanoë largement en tête. Sa légitimité fédère une majorité. Élu, il lui faudrait faire travailler ensemble tous ses rivaux, faire taire la cacophonie socialiste, et affronter, avant la présidentielle de 2012, des européennes et des régionales qui ne lui seront pas favorables.
2. Tout se joue dans un mouchoir de poche. Tout est alors possible (Aubry-Hamon, Delanoë-Aubry, Delanoë-Royal…), y compris un affrontement suicidaire des ego dont le PS ne se sortirait qu’en propulsant des seconds de cordée, style Pierre Moscovici chez Delanoë ou Vincent Peillon chez Royal.
La suite dans Ouest France
nov
5
Hervé Morin veut faire du Nouveau Centre (NC) une force de frappe pour préparer la présidentielle de 2012. Le ministre de la Défense, qui considère avoir réalisé l’essentiel des réformes voulues par le chef de l’État dans son domaine, juge que son parti ne peut s’enraciner sans avoir son propre candidat - et se verrait bien dans ce rôle. Pour préparer le terrain, il organise désormais tous les lundis un dîner ou une “conference call” avec les chefs du Nouveau Centre et les ministres qui en sont issus.
Mais l’autonomisation du NC déplaît à Nicolas Sarkozy, qui l’a prié de ne pas faire liste à part aux européennes de l’an prochain. “Il veut une majorité unie… et pas de concurrent centriste à la prochaine présidentielle”, explique Morin. Il obéira en 2009, mais sans doute pas en 2012…
La suite sur Le Point
nov
5
À quelques jours du congrès du Parti Socialiste, l’état de décomposition avancée de la principale force de gauche ne cesse de s’approfondir. La caractéristique principale de cette phase préparatoire au congrès du PS, c’est… le désintérêt et le désarroi qu’elle suscite parmi les militants socialistes eux-mêmes, et bien au-delà parmi les salariés.
En plus de cela, la crise du capitalisme que nous voyons se déployer actuellement, lourde de bouleversements majeurs, et qui n’est à qu’à ses débuts, a souligné l’inconsistance et la vacuité des compétitions internes dont l’arrière-plan, visible à tous, reste l’élection présidentielle de 2012.
La suite sur Unir
nov
5
Après trois présidentielles perdues coup sur coup, le Parti socialiste aborde cette semaine une étape cruciale de sa rénovation dans l’espoir de retrouver une voix et un poids face à Nicolas Sarkozy avant l’élection présidentielle de 2012.
Pour la première fois depuis 1997, la majorité sortante au sein du PS a explosé et le premier secrétaire n’est pas candidat à sa succession, d’où une incertitude inédite à quatre jours du vote des militants sur les six programmes politiques défendus par les courants internes en vue du congrès de Reims.
Bertrand Delanoë reste en tête des sondages, qui n’interrogent que les sympathisants et non les militants, mais le maire de Paris n’apparaît pas comme le favori incontestable à la succession de François Hollande qui quitte son poste après onze ans aux commandes du PS.
La suite sur Le Point