Si aucune des quatre grandes motions ne fait la différence, le congrès de Reims du Parti Socialiste risque de tourner à la crise.

Deux hypothèses :
1. Delanoë largement en tête. Sa légitimité fédère une majorité. Élu, il lui faudrait faire travailler ensemble tous ses rivaux, faire taire la cacophonie socialiste, et affronter, avant la présidentielle de 2012, des européennes et des régionales qui ne lui seront pas favorables.
2. Tout se joue dans un mouchoir de poche. Tout est alors possible (Aubry-Hamon, Delanoë-Aubry, Delanoë-Royal…), y compris un affrontement suicidaire des ego dont le PS ne se sortirait qu’en propulsant des seconds de cordée, style Pierre Moscovici chez Delanoë ou Vincent Peillon chez Royal.

La suite dans Ouest France

Candidats: - - - - -

Le premier secrétaire doit-il, comme le dit Pierre Moscovici, s’exclure de la candidature en 2012 ?

« Ce n’est pas notre tradition. Rien ne peut être interdit au premier secrétaire du Parti socialiste. Aurait-on dit à François Mitterrand, à Lionel Jospin, à moi-même : “Le premier secrétaire ne doit surtout pas être candidat ? En revanche, nous ne désignerons pas à l’occasion de notre congrès de novembre notre candidat à l’élection à la présidentielle. Le premier secrétaire a vocation à être celui qui conduit le premier parti de l’opposition pendant les trois ans qui viennent. Il n’est pas le candidat naturel à la présidentielle 2012, mais il n’est pas non plus le candidat impossible ! Nous réglerons cette question au début de l’année 2011. »

La suite sur La Voix du Nord

Candidats: -

D’après un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI, la personnalité la plus performante pour diriger le PS est Bertrand Delanoë. Le maire de Paris (58 %) devance Dominique Strauss-Kahn (49 %) et Martine Aubry (43 %). Puis viennent, largement distancés, Ségolène Royal (27 %), Pierre Moscovici (21 %) et François Hollande (17 %).

Enfin, interrogés sur leur choix pour l’élection présidentielle de 2012, les sondés estiment que Dominique Strauss-Kahn est le bon candidat socialiste pour la présidentielle 2012 (52 %), devant le maire de Paris (51 %), Martine Aubry (33 %), et la présidente de la région Poitou-Charentes (27 %).

La suite sur Le Point

Candidats: - - - - -

Le député de l’Essonne Julien Dray en appelle à un «sursaut moral».

Dix jours auparavant, de retour de la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse, Pierre Moscovici apportait sa réponse, en confiant aussi son inquiétude. «Si les présidentiables y vont, ce sera Tchernobyl. Et si on fait les imbéciles, l’élection présidentielle de 2012 sera perdue dès Reims». Pour une fois, le député européen Benoît Hamon serait d’accord avec lui (même si le leader de l’aile gauche du parti n’en tire pas les mêmes conclusions). «Les conditions de la victoire en 2012 se joueront, non pas à l’occasion du congrès qui précédera l’élection présidentielle, mais au prochain congrès, tant sur la question des alliances et de la stratégie que de l’orientation politique du projet», a-t-il déclaré samedi. Officiellement, les socialistes ne désigneront leur candidat qu’en 2011.

Mais certains craignent la concurrence du MoDem de François Bayrou et du parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot, et l’élimination du PS du second tour de la présidentielle.

La suite sur Le Figaro

Candidats: - - - -

Le député socialiste du Doubs Pierre Moscovici a proposé vendredi que le PS organise une primaire pour désigner son candidat à la présidentielle de 2012 qui serait “ouverte à tous les citoyens de gauche”.

Candidat au poste de Premier secrétaire du PS, Pierre Moscovici a exclu de se présenter lui-même à cette primaire présidentielle, mais a prévenu que “le PS est à la croisée des chemins”. “On ne peut laisser Sarkozy tout seul dans la vie politique française”.

La suite sur La Tribune

Candidats: -

Le député PS du Doubs prévient qu’il sera candidat en 2012 s’il n’est pas désigné au poste de premier secrétaire du Parti socialiste en novembre prochain.

Pierre Moscovici plus que jamais candidat. Au poste de premier secrétaire du PS ? A la prochaine présidentielle 2012 ? Habile, le député socialiste du Doubs ne tranche pas. “J’ai lu que Manuel Valls (député PS de l’Essonne, ndlr) pensait pouvoir incarner le pays. Moi aussi, je serai prêt pour cette responsabilité”.

Candidat quoiqu’il arrive, comme beaucoup d’autres de ses camarades, le député PS réitère toutefois ses «deux engagements» s’il succède à François Hollande: «je ne serai pas candidat en 2012 et je serai neutre à l’égard des présidentiables».

La suite sur Le Figaro

Candidats: -

Dray, Moscovici, Bartolone, Cambadelis, Aubry, Lebranchu…: tous sont candidats, déclarés ou non, à la succession de Hollande. Objectif: faire barrage à Royal et Delanoë pour l’élection présidentielle de 2012.

Entre Royal et Delanoë, pas de vraies divergences politiques. Pas plus qu’avec la plupart des “éléphanteaux”. Mais, compte tenu de leur statut, de leur popularité et de leur ambition affichée, la victoire de l’un ou de l’autre, lors du congrès de novembre, offrirait quasi automatiquement à celui-ci (ou à celle-là) l’investiture PS à la présidentielle de 2012. C’est cela que veulent absolument éviter les autres candidats.

“Je ne souhaite pas que le prochain congrès soit un congrès de désignation de notre candidat à l’élection présidentielle de 2012, affirme Pierre Moscovici dans le Figaro. C’est beaucoup trop tôt, et ce serait dangereux pour le parti, car une confrontation des présidentiables risquerait de blesser le PS.”

La suite sur Valeurs Actuelles

Candidats: - - -

Nous avons avec Arnaud la volonté de travailler ensemble pour bâtir un projet porteur d’espoir. Tout cela sans état d’âme, sans arrière-pensées, sans calcul tactique. Je ne souhaite pas que le congrès du Parti socialiste soit un congrès de désignation de notre candidat à l’élection présidentielle de 2012. C’est beaucoup trop tôt, et ce serait dangereux pour le parti, car une confrontation des présidentiables risquerait de blesser le PS. Choisir un congrès de désignation, c’est combiner tous les inconvénients : dureté des débats, artifices des positions, résultat in­­­certain, compétition prolongée pour le pouvoir.[...]

À la direction du PS, les ambitions peuvent naître. Qu’est-ce qui garantit que vous ne serez pas candidat en 2012 ?
Il faut être cohérent. On ne peut pas refuser un congrès de désignation et, dès le lendemain, promouvoir sa propre candidature à l’élection présidentielle. C’est cette attitude qui a empoisonné la vie du PS dans les dernières années. Celui qui sera, sur cette base, premier secrétaire à l’issue du congrès doit s’engager à ne pas être candidat en 2012. Ce sera, bien sûr, mon attitude.

La suite sur Le Figaro.

Candidats: