Ni oui ni non, mais peut-être. Dominique Strauss-Kahn, celui que les socialistes présentent parfois comme un « recours » face à Nicolas Sarkozy en 2012, a fait un pas en avant hier vers une éventuelle candidature à la présidentielle, en se gardant bien toutefois d’être trop affirmatif. Interrogé hier sur RTL sur un éventuel départ anticipé de la tête du FMI, l’ancien ministre des Finances a rappelé qu’il faudrait compter avec lui.[...]

Hier toujours, l’ancien ministre de Lionel Jospin a salué l’action de Martine Aubry comme première secrétaire du Parti socialiste. « Tous ceux qui avaient été critiques en disant : « Elle n’y arrivera pas, etc. » se retrouvent aujourd’hui le bec dans l’eau, j’en suis ravi », a-t-il déclaré. [...]

Si DSK revient ainsi sur le devant de la scène médiatique française, c’est que Martine Aubry se pose de plus en plus en candidate sérieuse pour 2012 ! De sondage en sondage, elle ne cesse de progresser, son entourage lui façonnant une image de « Merkel de gauche », autrement dit celle d’une femme politique dont le sérieux l’emporte sur la faculté à séduire. [...]

La suite sur Les Echos

Candidats: -

Sondage sur le premier tour des présidentielles 2012: Sarkozy à 28%, 20% pour Aubry, 8% pour Villepin.

Il n’est jamais trop tôt pour faire des sondages. Nicolas Sarkozy est crédité de 28% d’intentions de votes au premier tour de la présidentielle de 2012, et Martine Aubry de 20%. Loin devant Dominique de Villepin (8%) tandis qu’Olivier Besancenot (9%) est le premier rival du PS à gauche, selon un sondage Ifop pour l’hebdomadaire Valeurs actuelles à paraître jeudi.

Une liste de dix noms a été soumise aux sondés, assortie de la question: «Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, parmi les candidats suivants pour lequel y aurait-il le plus de chances que vous votiez?».

Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 28% d’intentions de vote, suivi de la numéro un du PS, Martine Aubry (20%), du président du MoDem, François Bayrou (14%) et de la vice-présidente du Front National, Marine Le Pen (11%).

La suite sur 20minutes

Candidats: - - - -

Ségolène Royal a décliné jeudi l’offre de Martine Aubry pour réintégrer la direction du PS, comme l’ont fait Bertrand Delanoë et Laurent Fabius, tandis que pour le député Manuel Valls ce « retour des éléphants » n’est « pas essentiel » pour la rénovation attendue du PS.
Après avoir obtenu l’accord du maire de Paris et de l’ex-Premier ministre pour réintégrer le Bureau national du parti – qu’ils avaient déserté après le Congrès de Reims – la Première secrétaire avait annoncé mercredi qu’elle adressait la même « proposition » à l’ex-candidate à la présidentielle.

Par la voix de son porte-parole Guillaume Garot, Mme Royal a opposé une fin de non recevoir, arguant qu’ »une nouvelle génération doit pouvoir accéder aux responsabilités ».[...]

Pour l’échéance de 2012, outre « l’unité du PS et de la gauche », M. Fabius estime qu’il faut choisir « une personnalité qui puisse battre Nicolas Sarkozy », qui ait « les épaules pour porter tout ça », sans néanmoins annoncer sa candidature.

La suite sur l’AFP

Candidats: - -

Selon les premières estimations, les socialistes ont répondu majoritairement oui au référendum sur la rénovation de leur parti, validant ainsi le système de primaires ouvertes pour désigner leur champion en 2012.

Sans éclat, le parti nouveau est arrivé. Sans déborder d’enthousiasme, les militants socialistes ont donné le signal du changement au PS. Ils étaient consultés jeudi soir sur la rénovation de leur parti. Selon de premières estimations, jeudi à minuit, la participation au scrutin était inférieure à 50 %.

[...]

Les résultats précis ne devraient être connus que ce vendredi. Mais le sens de la consultation ne faisait pas de doute : le oui à la «rénovation» va l’emporter. Onze questions étaient soumises au vote : primaires ouvertes pour désigner le candidat à la présidentielle en 2012, règle du non-cumul des mandats, réforme des statuts, application de la parité dans toutes les instances, etc. De quoi bouleverser le PS. «Ils ont dit oui majoritairement aux onze questions», s’est félicité François Lamy, le bras droit de Mme Aubry.

La suite sur Le Figaro

Candidats:

Il aura été le premier à se lancer: Manuel Valls, un des « quadra » du PS socialiste où il occupe une place singulière et qu’il veut transformer du sol au plafond, a officialisé dimanche sa volonté d’être candidat à des primaires en vue de la présidentielle de 2012.
« Si on ne me prouve pas qu’un autre socialiste peut mieux que moi porter le renouvellement – et pour l’instant je ne vois pas – je porterai ces idées moi-même », lance crânement le député-maire d’Evry au JDD. « Clairement, je serai candidat à des primaires pour représenter les socialistes et la gauche à la présidentielle ». [...]

Alors que la direction socialiste et Martine Aubry continuent à chercher les voies et moyens d’une renaissance programmatique et électorale, et s’interrogent sur l’opportunité de primaires ouvertes pour associer tous les sympathisants de gauche au choix de son champion en 2012, M. Valls, qui aura 47 ans en août, trace sa route.

La suite avec l’AFP

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Au lendemain de la déroute du PS, grand perdant du scrutin, les socialistes demandent des comptes à la direction, exhortant Martine Aubry de remettre rapidement le parti en ordre de marche, alors que se profilent des élections régionales (prévues en 2010) extrêmement délicates pour le parti (qui détient aujourd’hui 20 régions sur 22). [...]

Appelant également à l’organisation de «grandes primaires populaires» pour désigner le candidat de la gauche pour l’élection présidentielle de 2012, Arnaud Montebourg a évoqué une «claque méritée» pour le PS: «Nos électeurs n’en peuvent plus d’attendre l’évolution et la transformation en profondeur du parti, englué dans ses querelles, son immobilisme et son enfermement», a accusé le président (PS) du conseil général de Saône-et-Loire.

Sans mettre en cause la légitimité d’Aubry, Pierre Moscovici la presse de prendre conscience «elle-même qu’il faut aller beaucoup plus fort, beaucoup plus vite» dans la rénovation du parti. L’équation est simple selon le député du Doubs: «Entre changer en profondeur ou dépérir». «Il est temps maintenant de faire ce que nous n’avons pas fait au Congrès de Reims c’est-à-dire engager avec audace une rénovation du Parti socialiste pour qu’il redevienne le parti de l’alternance en 2012», a déclaré Moscovici sur i-Télé.

La suite sur Libération

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Les socialistes sont en train de changer de doctrine pour désigner leur candidat à la présidentielle de 2012. L’organisation de primaires ouvertes aux sympathisants, que réclament les partisans de Ségolène Royal depuis le congrès de Reims, fait son chemin au sein de la nouvelle direction du parti. [...] Le succès de Barack Obama, largement conditionné par la dynamique des primaires démocrates, sert de modèle.

Si les « royalistes » de même que les « strauss-kahniens » sont convaincus depuis longtemps, Martine Aubry, qui n’y était pas a priori favorable, a demandé la création d’un groupe de travail. Au PS, d’aucuns estiment que les sondages, qui pour le moment sont plus favorables à la première secrétaire qu’à sa rivale du Poitou-Charentes, ne sont pas pour rien dans l’évolution de sa position…

La suite sur Les Echos

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Martine Aubry passait son dimanche sur le canapé rouge de Michel Drucker [...] et s’est attachée à casser son image de patronne sévère du PS. Et la maire de Lille assure qu’elle a de l’humour. « 2012 ? Je n’y pense pas en me maquillant, même si en me maquillant, je me suis mis un crayon dans l’oeil », lance-t-elle, faisant allusion à un récent accident oculaire.

Si Martine Aubry n’y pense pas, Ségolène Royal y travaille. Samedi, la présidente de la région Poitou-Charentes a réuni les troupes de son association Désirs d’avenir, les exhortant à se « faire respecter » au PS. Applaudissements, salle debout scandant « Ségolène présidente », l’ex-candidate à l’élection présidentielle, long pull-tunique blanc, a souri du « grand nombre » de ses « chers amis » qui ont ri songeant au récent flop de Martine Aubry, patronne du PS au Zénith sur les libertés.

La suite sur Le Point

Candidats: -

Le PS tiendra à l’automne une convention sur la rénovation, a annoncé samedi Martine Aubry en exprimant sa volonté « d’amplifier » la modernisation du parti après le « psychodrame » sur les listes européennes. [...]

La convention devra notamment trancher la question ultra-sensible du mode de désignation du candidat socialiste à la présidentielle de 2012, qui divise le parti entre les partisans d’une primaire ouverte à tous les sympathisants, comme Ségolène Royal, et ceux qui souhaitent maintenir le mode actuel de désignation par les seuls militants. [...]

Au passage, celle qui pourrait empêcher Ségolène Royal de porter à nouveau les couleurs socialistes en 2012 a commis un lapsus en parlant du choix d’une « candidate » en 2012. « La direction du parti maintenant rassemblée et moi-même, nous n’avons qu’un seul objectif, c’est que fin 2011, au moment où notre candidate sera choisie, nous ayons un projet porteur d’espoir pour les Français », a-t-elle dit, avant de se reprendre: « et nous aurons à ce moment-là, non seulement ce projet porteur d’espoir, mais tout le PS derrière le ou la candidate que nous aurons choisi ».

La suite sur Le Nouvel Obs

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Certains responsables du Parti socialiste discernent chez Martine Aubry quelque chose qui leur évoque Angela Merkel. Une personnalité politique sans esbroufe, rassurante parce que fiable, bosseuse et organisée. Une belle carte à jouer, disent-ils, face à Nicolas Sarkozy. [...]

Fin 2009, la convention consacrée à la définition d’un « nouveau modèle » de développement devra renouveler la vision économique du PS dont le contre-plan de relance était de facture très classique. En attendant de se prononcer sur l’éventualité de permettre aux sympathisants, et non plus aux seuls adhérents du PS, de désigner le candidat à l’élection présidentielle de 2012. « Nous avons besoin de six mois ; après les élections européennes, la pression retombera et il deviendra plus facile d’avancer » assure François Lamy, le plus proche collaborateur de Martine Aubry. Pour lui, «  l’échéance, c’est 2011 et la réalisation d’un programme de gouvernement ».

La suite sur Lemonde.fr

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Semaine du grand pardon au PS. Alors que le pays s’enfonce dans la crise, l’heure est à l’affichage de la réconciliation entre les «deux moitiés» du parti, engagées derrière Martine Aubry et Ségolène Royal dans la foulée du congrès de Reims.  «On ne peut pas appeler à l’unité nationale comme le fait Ségolène, et ne pas faire tous les efforts pour y parvenir dans le parti. Chacun a su faire un pas», se félicite Marylise Lebranchu, proche de la première secrétaire.

[...] Des majorités d’idées pourraient donc se former sur des questions stratégiques, telles les primaires à gauche pour la présidentielle. Un chantier de gros œuvre : «Les primaires sont le seul moyen de ne pas avoir deux candidats qui se réclament du socialisme en 2012. Ségolène, Hamon, Moscovici sont pour. Martine n’est pas contre. Fabius, Delanoë et Hollande y sont opposés», énumère Arnaud Montebourg, en charge du dossier et pas mécontent de pouvoir aussi s’appuyer sur les royalistes. [...] Si plusieurs figures du courant Royal – Vincent Peillon, Manuel Valls, François Rebsamen – sont restées en dehors du PS, c’est pour«préparer un projet crédible pour la présidentielle 2012, au cas où on échoue en interne». Au-delà de la façade, l’unité reste donc à construire. Et Lebranchu de rappeler que «dans le Grand Pardon, il y en a un qui ne pardonne pas». Un ou une ?

La suite sur Libération

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Toutes les enquêtes publiées montrent une perte de vitesse de l’ex-candidate à l’élection présidentielle dans les sondages. En cause: la traversée du désert et la stratégie de Ségolène Royal.

C’est une mauvaise nouvelle pour le Parti socialiste, mais surtout pour Ségolène Royal lancée dans la course des élections présidentielles de 2012: Olivier Besancenot apparaît plus que jamais comme le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy. Le dirigeant du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) est cité par 23% des sondés, en hausse de 12 points, devant Martine Aubry (13%). L’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal et le centriste François Bayrou suivent à égalité avec 6%. [...]

La suite sur Europe 1

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Face au «cruel dilemne» entre Nicolas Sarkozy et Martine Aubry», le leader du Front national dit préférer la première secrétaire du PS.

«Si je ne peux pas faire autrement, je ne sais pas si je n’essaierais pas Martine Aubry». Face au «cruel dilemne» entre Nicolas Sarkozy ou Martine Aubry en 2012, le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, pourrait pencher plutôt pour la première secrétaire du PS. C’est ce qu’il déclare dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France dimanche. [...]

Interrogé sur l’opportunité de poursuivre les réformes dans la crise, il répond : «ou on accepte le bras de fer, ou on capitule. Mais avec Nicolas Sarkozy on connait la réponse: il a enfilé les bottes de Chirac». «Il va diriger à gauche, en essayant de conquérir par le charme ce qu’il ne peut plus obtenir par l’autorité. A l’arrivée, ce sera évidemment l’échec», estime le chef de file du FN.

La suite sur Le Figaro

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L’ex-premier secrétaire PS s’apprête à sortir un livre dans lequel il annoncerait sa volonté d’«entrer dans la liste des candidats à l’élection présidentielle de 2012». [...]

Le démon de 2012 s’est-il à nouveau saisi des socialistes ? Selon le Figaro.fr, François Hollande s’apprêterait à publier un livre d’entretien avec Pierre Favier, ex-chef du service politique de l’AFP, dans lequel l’ancien premier secrétaire PS annoncerait«qu’il a quitté la direction du parti « pour entrer dans la liste des candidats à l’élection présidentielle de 2012″», selon le quotidien.

Et Martine Aubry ? Dans un entretien ce matin au Parisien/Aujourd’hui en France, Martine Aubry est restée évasive sur le sujet pour ce qui la concerne. A la question envisagez-vous de vous présenter à la présidentielle de 2012, Martine Aubry a répondu qu’«aujourd’hui, personne ne sait quel sera, en 2011, le meilleur candidat pour le PS. Nous le choisirons alors».

La suite sur Libération

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La première charge est dédiée à Martine Aubry qui la « regarde toujours comme quand [Ségolène Royal était] sa sous-ministre. Elle le pense vraiment. » Une petite attaque contre François Hollande, Jack Lang et Michel Rocard avant de nous apprendre que certains au P.S. l’appellent « le serpent ». Pour elle ce qui est grave c’est que les éléphants « ne s’arrêteront jamais », même si elle sait que s’il n’y a pas de « cessez-le-feu » de leur part, le P.S. n’a aucune chance de gagner la présidentielle en 2012. Sur cette élection elle est « très claire. S’il y en a un de meilleur qu’[elle], qu’il y aille, [elle fera] même sa campagne en 2012. mais pardon, pour le moment [elle ne voit] pas. »

Françoise Dégois pense que d’une façon ou d’une autre ce parti voulait tourner la page Royal. Pour l’ancienne candidate, Martine Aubry n’est qu’un produit de l’action des éléphants qui ont trouvé une femme pour battre une autre femme et avoir la voie libre pour 2012. Pour elle, c’est la seule préoccupation des leaders du P.S., ils ne pensent jamais aux Français qui souffrent. [...]

La suite sur Agoravox

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Toujours persuadée qu’elle aurait dû accéder à la tête du Parti socialiste à la place de Martine Aubry, Ségolène Royal n’écarte pas de se représenter à l’élection présidentielle en 2012. Deux mois après la désignation de Martine Aubry au poste premier secrétaire du PS, au terme d’un vote des militants au résultat controversé, Ségolène Royal demeure convaincue qu’elle aurait dû l’emporter. [...]

A la question de savoir si elle pourrait de nouveau être candidate à une élection présidentielle, elle répond : « Sans doute…. Ça n’est pas impossible. Mais tout dépendra de ma capacité et de celle de mon équipe de me préparer.«   »Il y a quelque chose en moi qui appartient désormais aux autres« , ajoute l’ex-candidate, qui a remporté 47% des voix face à Nicolas Sarkozy en mai 2007.

La suite sur L’Express

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Le parti socialiste regorge de leaders de qualité qui ont des ambitions pour 2012. Ségolène Royal que l’on stigmatise souvent ne sera pas toute seule.

François Hollande se prépare pour 2012.

Laurent Fabius lance un blog intitulé « 50-50″ qui a pour ambition de combattre et proposer.

Dominique Strauss-Kahn, lui, agit sur plusieurs tableaux tout en prenant bien soin de ne pas apparaitre en première ligne. On sait qu’il est très présent derrière Martine Aubry pour ne pas le laisser seule face à Fabius.

Martine Aubry quant à elle joue sa crédibilité et sont avenir en tant que première secrétaire. Si elle réussit elle sera légitime pour faire acte de candidature. Si elle échoue…

Et Bertrand Delanoë me direz-vous? Et bien il se recentre sur Paris et ce n’est pas une mauvaise chose.

La suite sur LePost

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Le millésime 2008 aurait pu être celui d’un nouveau départ pour le Parti socialiste français. Le principal parti d’opposition sort de cette année de congrès coupé en deux camps irréconciliables: celui de Martine Aubry, qui a succédé à François Hollande au poste de premier secrétaire, et celui de Ségolène Royal, les yeux plus que jamais rivés sur la présidentielle de 2012.

L’année a pourtant bien commencé pour le PS. Le parti à la rose a nettement remporté les municipales et cantonales des 9 et 16 mars [...]. Mais le parti aux trois défaites consécutives à la présidentielle est plombé par son absence de leadership et de projet alternatif à la politique de Nicolas Sarkozy.

Partie la première dans la course, Ségolène Royal a échoué d’un cheveu dans son entreprise de conquête d’un parti dont elle entendait faire une machine à son service pour la revanche qu’elle espère à la présidentielle en 2012. Ségolène Royal, Martine Aubry – qui a très habilement écarté Bertrand Delanoë – et Benoît Hamon sont candidats. La finaliste de l’élection présidentielle de 2007 crée à nouveau la surprise. Avec 42,45% des voix au premier tour, elle devance de huit points Martine Aubry, qui bénéficiait pourtant du soutien de M. Delanoë. Troisième avec 22,83%, Benoît Hamon se rallie à la mairesse de Lille, désormais à la tête d’un large front anti-Royal.

Ségolène Royal, elle, met résolument le cap sur 2012. « J’ai besoin de vos idées parce que nous continuons », lance-t-elle dans une vidéo adressée le 26 novembre à ses partisans via Internet. Prochaine étape: la désignation du candidat socialiste à la prochaine présidentielle, prévue en 2011.

La suite avec la Presse Canadienne

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Dans le doute, François Bayrou joue la prudence. Invité dimanche par i-Télé-France Inter et Le Monde à réagir aux malheurs du PS, il a refusé de choisir entre Ségolène Royal et Martine Aubry. Mieux : il leur a trouvé à chacune des qualités. Et comme les deux rivales «s’insupportent», le troisième homme de la présidentielle de 2007 s’en est tenu là, attendant qu’un PS «en bout de cycle, en coma dépassé», où il y a «des tricheries partout», se résolve à accepter la logique de «rassemblement» dont il est l’apôtre.

François Bayrou a même une idée très précise du jour où ce «rassemblement» s’imposera : ce sera le lendemain du premier tour de la présidentielle de 2012. Selon, visiblement, un seul critère : qui s’opposera le mieux au «projet inacceptable de Nicolas Sarkozy» ?

La suite sur Le Figaro

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Coupé en deux et lézardé par des haines aussi solides qu’anciennes qui l’affaiblissent face à Nicolas Sarkozy, le Parti socialiste ne risque pas pour autant l’implosion en tant que telle, estiment plusieurs analystes.

Ce qui menace plus sûrement le principal parti d’opposition français, c’est un blocage institutionnel et idéologique dangereux à l’orée d’une séquence électorale chargée, allant des européennes de juin à la prochaine présidentielle 2012.

La situation qui menace le PS n’est « pas la disparition mais une série de revers électoraux », dès les européennes et jusqu’à la prochaine présidentielle en 2012, estime Dominique Reynié. « Les souvenirs sont frais pour les électeurs et le souvenir de cette nuit-là au PS va marquer les esprits pour longtemps. »

La suite dans Challenges

Un parti coupé en deux. C’est comme si le PS jouait la guerre froide en interne, bloc contre bloc. D’un côté, les troupes qui se sont lentement coalisées depuis le vote sur les motions le 6 novembre autour de la maire de Lille. De l’autre, les partisans de Royal. Comme un parfum du fratricide congrès de Rennes qui avait mis face à face en 1990 Lionel Jospin et Laurent Fabius. Le parti avait alors mis près de dix ans à s’en relever. La déchirure actuelle n’est que l’épilogue du congrès de Reims qui a vu s’affronter (sur fond de préparation de la présidentielle de 2012) deux lignes politiques. Celle, ancrée à gauche, de la maire de Lille, opposée à toute alliance nationale avec le centre et favorable à un parti classique de militants. Contre celle défendue par Ségolène Royal : souplesse dans les alliances et parti de masse à l’américaine. Deux projets qui apparaissent aujourd’hui difficilement conciliables.

La suite dans le Parisien

En comptant sur son seul camp, Ségolène Royal pèse désormais la moitié du PS tout en faisant figure de victime, ce qui accentuera sa popularité à l’extérieur du parti. L’appareil socialiste ne peut donc plus la considérer comme marginale.

Dans l’optique de la campagne présidentielle de 2012, la gagnante n’est peut-être pas celle que l’on croit.

La suite dans la Tribune de Genève

Philippe Manière, directeur général de l’institut Montaigne, pense que la crise au PS pourrait paradoxalement lui profiter une fois l’épisode réglé, « au sens où on voit un parti qui est, malgré ses gros défauts, assez transparent et assez démocratique, ce qui n’est pas le cas de l’UMP ». Enfin le politologue Dominique Reynié pointe de son côté la possibilité que François Bayrou tire profit de la situation actuelle. « On pourrait avoir une situation comique à l’élection présidentielle de 2012 avec Bayrou qui passe le premier tour et appelle les socialistes à le soutenir pour gagner contre Sarkozy« , a-t-il dit à Reuters.

La suite sur Le Monde

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