Ségolène Royal a décliné jeudi l’offre de Martine Aubry pour réintégrer la direction du PS, comme l’ont fait Bertrand Delanoë et Laurent Fabius, tandis que pour le député Manuel Valls ce « retour des éléphants » n’est « pas essentiel » pour la rénovation attendue du PS.
Après avoir obtenu l’accord du maire de Paris et de l’ex-Premier ministre pour réintégrer le Bureau national du parti – qu’ils avaient déserté après le Congrès de Reims – la Première secrétaire avait annoncé mercredi qu’elle adressait la même « proposition » à l’ex-candidate à la présidentielle.

Par la voix de son porte-parole Guillaume Garot, Mme Royal a opposé une fin de non recevoir, arguant qu’ »une nouvelle génération doit pouvoir accéder aux responsabilités ».[...]

Pour l’échéance de 2012, outre « l’unité du PS et de la gauche », M. Fabius estime qu’il faut choisir « une personnalité qui puisse battre Nicolas Sarkozy », qui ait « les épaules pour porter tout ça », sans néanmoins annoncer sa candidature.

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Il aura été le premier à se lancer: Manuel Valls, un des « quadra » du PS socialiste où il occupe une place singulière et qu’il veut transformer du sol au plafond, a officialisé dimanche sa volonté d’être candidat à des primaires en vue de la présidentielle de 2012.
« Si on ne me prouve pas qu’un autre socialiste peut mieux que moi porter le renouvellement – et pour l’instant je ne vois pas – je porterai ces idées moi-même », lance crânement le député-maire d’Evry au JDD. « Clairement, je serai candidat à des primaires pour représenter les socialistes et la gauche à la présidentielle ». [...]

Alors que la direction socialiste et Martine Aubry continuent à chercher les voies et moyens d’une renaissance programmatique et électorale, et s’interrogent sur l’opportunité de primaires ouvertes pour associer tous les sympathisants de gauche au choix de son champion en 2012, M. Valls, qui aura 47 ans en août, trace sa route.

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Le socialiste Manuel Valls considère le centriste François Bayrou comme un concurrent sérieux dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012 si le PS ne se réforme pas d’ici là. Dans un entretien à paraître samedi dans Le Monde, le député-maire d’Evry (Essonne) se prononce pour l’organisation de « primaires » au PS pour désigner un candidat.

Manuel Valls dit considérer le président du Mouvement démocrate (MoDem) François Bayrou, qui avait obtenu 18,6% des voix à la présidentielle de 2007, comme un candidat sérieux « si le PS ne parvient pas à se réformer« . « A cet égard, l’organisation de ‘primaires’ ouvertes aux électeurs de gauche pour désigner notre candidat à la prochaine élection présidentielle est peut être la dernière chance pour le sauver et l’aider à renouer le lien avec les Français« , ajoute-t-il.

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Manuel Valls, 46 ans, affirme dans un entretien au Monde qu’il a «soutenu» Ségolène Royal «parce qu’elle portait le mieux l’idée de la rénovation». Mais «aujourd’hui, le PS doit être incarné par une nouvelle génération qui porte d’autres idées, d’autres pratiques. Je n’ai plus l’âge d’être l’élève d’un sage actif, quel qu’il soit. En 2012, c’est cette génération qui doit incarner le changement et le renouvellement», affirme-t-il encore. Interrogé sur ses ambitions pour la présidentielle 2012, il répond: «La présidentielle, c’est une question de destin et de circonstances. Il ne faut jamais s’autoproclamer». [...]

Face à Nicolas Sarkozy, qui «cherche à cliver en permanence car sa conception du pouvoir est conflictuelle», la gauche doit lui «opposer une conception apaisée de l’exercice du pouvoir». Questionné sur les propos de Martine Aubry regrettant Jacques Chirac, il juge que «regretter Chirac, c’est nier le fort besoin de changement qui s’est exprimé durant la campagne présidentielle de 2007».

Pour lui, enfin, François Bayrou est un concurrent sérieux, «si le PS ne parvient pas à se réformer». L’organisation de primaires ouvertes aux électeurs de gauche pour désigner le candidat PS en 2012 est «peut être la dernière chance pour le sauver et l’aider à renouer le lien avec les français».

La suite  sur Le Figaro

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Ce 1er Secrétaire devait s’engager à ne pas être présidentiable en 2012, afin de servir totalement toutes les « tendances du PS », en vue d’harmoniser les convergences, de bâtir un tronc commun crédible, qui puisse allier un maximum de courants de gauche, et enfin organiser des primaires démocratiquement élargies pour désigner un/une candidat(e) en 2011 pour se donner toutes les chances de remporter l’Elysée en 2012.

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Le député PS de l’Essonne Manuel Valls n’a pas choisi son candidat pour le poste de premier secrétaire du PS et la présidentielle 2012.

Invité mercredi 7 mai, Manuel Valls, député PS de l’Essonne a évoqué la bataille au PS pour la succession de François Hollande : « Je n’ai pas signé le texte de Bertrand Delanoë, on ne me l’a pas demandé. D’une manière générale, je ne souhaite pas m’inscrire dans une écurie présidentielle, dans une équipe qui prépare déjà la présidentielle 2012. Je veux un vrai débat et que la gauche soit moderne. Il y en a bien d’autres, comme Montebourg ou Moscovici, qui n’ont pas envie de participer à ce type d’affrontements. Ne soyons pas naïfs. Je suis bien conscient que Bertrand Delanoë et Ségolène Royal ont un rapport fort avec l’opinion et ils préparent l’élection présidentielle de 2012 et nous avons besoin d’un leadership fort. Avant de faire un choix, je souhaite être au clair avec les orientations de la gauche ».

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Manuel Valls n’est plus candidat au poste de premier secrétaire du PS – « Ce n’est pas dans mon agenda ». Il préfère avoir l’oeil rivé sur la présidentielle de 2012. « Je fais partie de ces socialistes qui pourraient, si le parti se refonde, être candidat aux plus hautes fonctions », déclare-t-il dans une interview au « Point », avant d’ajouter : « Ce n’est pas d’une actualité immédiate, j’ai du temps devant moi, mais bien sûr que cette option existe dans ma tête, parce que j’aime mon pays. » Le député maire d’Evry, qui a multiplié les prises de position iconoclastes ces derniers mois et s’était rapproché de Ségolène Royal, soutient toujours « sa volonté d’opérer une synthèse entre la gauche et le libéralisme », et il « croit en sa force de caractère ». « Mais, spontanément, je pense qu’une nouvelle donne idéologique implique aussi de nouveaux leaders et une nouvelle génération », assène-t-il.

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Le député PS du Doubs prévient qu’il sera candidat en 2012 s’il n’est pas désigné au poste de premier secrétaire du Parti socialiste en novembre prochain.

Pierre Moscovici plus que jamais candidat. Au poste de premier secrétaire du PS ? A la prochaine présidentielle 2012 ? Habile, le député socialiste du Doubs ne tranche pas. « J’ai lu que Manuel Valls (député PS de l’Essonne, ndlr) pensait pouvoir incarner le pays. Moi aussi, je serai prêt pour cette responsabilité ».

Candidat quoiqu’il arrive, comme beaucoup d’autres de ses camarades, le député PS réitère toutefois ses «deux engagements» s’il succède à François Hollande: «je ne serai pas candidat en 2012 et je serai neutre à l’égard des présidentiables».

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« Il faut aussi un leadership fort » au Parti socialiste, a estimé dimanche soir le député-maire d’Evry Manuel Valls, affirmant que le prochain Premier secrétaire devra être le candidat à l’élection présidentielle 2012. Il a jugé que Ségolène Royal et Bertrand Delanoë avaient « sans doute, les deux, cette capacité ».

« Dans le cadre des institutions qui sont les nôtres, dans le monde tel qu’il est, face à Nicolas Sarkozy, à quatre ans de l’élection présidentielle, on a un besoin d’un leadership fort et pas d’une énième candidature pour gérer le Parti socialiste », a déclaré le député de l’Essonne lors du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro. « Sans leadership fort, il n’y a pas de rénovation possible ».

[...]

La position de Manuel Valls sur ce sujet se rapproche de celle de Bertrand Delanoë, qui plaide pour « un vrai Premier secrétaire ». Le maire d’Evry a également estimé que le futur patron du PS devra être le candidat à l’élection présidentielle de 2012.

« C’est ce qui s’est fait à chaque fois, avec François Mitterrand comme avec Lionel Jospin. Et ce dernier n’avait pas tort d’écrire dans un livre sévère, mais parfois juste, que François Hollande aurait dû se saisir de cette candidature comme Premier secrétaire », a-t-il expliqué.

Sur ce point, Manuel Valls est en désaccord avec Julien Dray, candidat au poste de Premier secrétaire, qui estime que le prochain patron « ne doit pas être candidat à l’élection présidentielle » mais doit « avoir à coeur (…) de faire muter » le parti.

Toutefois, il a souligné que « Ségolène Royal, à travers la campagne interne pour la désignation de notre candidat à l’élection présidentielle, a fait bouger les lignes ».

La suite sur Nouvel Obs

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