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Dire que Le Pen n’a pas préparé l’avenir c’est totalement faux”, Jean-Marie Le Pen, qui parle de lui à la troisième personne, évoque, dans un entretien à l’hebdomadaire Valeurs actuelles de jeudi 11 septembre sa succession à la tête du Front national. “Il faudrait des circonstances exceptionnelles” pour qu’il soit “candidat à nouveau” à la présidentielle en 2012. “J’ai déjà dépassé de vingt ans l’âge légal de départ à la retraite”, explique par ailleurs le leader du FN à Libération. “Rien n’est fini mais je change de rôle”, poursuit-il.
Après trente-six ans de règne sur le mouvement qu’il a fondé, Jean-Marie Le Pen ne se prononce pas directement sur sa succession mais marque sa préférence pour sa fille Marine, vice-présidente du FN.
Il évoque aussi “une différence de génération” avec Bruno Gollnisch expliquant que par son âge “Marine est plus proche, forcément, des préoccupations des gens”. “C’est une jeune mère de famille. Moi, je suis un grand-père. Bruno commence à l’être”, affirme M. Le Pen soulignant que “si la prochaine élection présidentielle a lieu en son temps, Marine aura 43 ans, Bruno 62 ans et moi 83 ans”, relève-t-il.
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Jean-Marie Le Pen ne semble guère pressé d’adouber sa fille Marine à la tête du Front national alors que se rapproche le congrès de 2010, lui-même tremplin pour l’élection présidentielle de 2012.
Prié de dire si Marine Le Pen, 40 ans, vice-présidente du FN, pourrait tenter de s’imposer au congrès de 2010 si son père ne partait pas, Jean-Yves Camus répond : “J’ai toujours l’impression qu’elle n’ira pas de manière ouverte jusqu’au parricide, mais elle semble désormais exprimer clairement que son heure doit venir en 2010 et pas plus tard.”
Pour Jean-Yves Camus, le FN ne saura s’il peut rebondir qu’à l’occasion de la présidentielle et des législatives de 2012, car les scrutins européens et régionaux ne sont pas pour lui “le bon baromètre.” ”Les gens qui ont voté Le Pen en 2002 n’étaient pas majoritairement des électeurs qui, de manière répétée, avaient voté pour Le Pen et le FN. C’était avant tout un vote de défiance”, ajoute le chercheur.
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Dans une interview à Reuters, la vice-présidente du parti s’estime mieux placée que Bruno Gollnisch, son numéro 2, pour conduire le renouveau du FN, affaibli par les scrutins de 2007.
Elle ajoute que “la nature même des institutions” françaises et de celles du Front national “fait que assez légitimement, on sait que c’est le président du Front national qui sera candidat à la présidentielle de 2012″. Depuis sa percée médiatique à l’occasion de la présidentielle de 2002, Marine Le Pen est montée en puissance au sein du parti d’extrême droite.
Elle met en avant en outre le “désir de rajeunissement de la part du corps électoral” qui s’est exprimé, selon elle, lors de la présidentielle de 2007.
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Le président du Front national (qui a effectué sa cinquième campagne pour l’Elysée) n’entend visiblement pas décrocher. Il n’a même pas exclu d’être à nouveau candidat à la présidentielle suivante, dans cinq ans : «Nous avons gagné quinze ans de vie dans les 50 dernières années, et nous continuons de gagner un trimestre de vie supplémentaire par année. Par conséquent, en 2012, j’aurai gagné un an et demi de vie supplémentaire.» «Je vous rappelle que le chancelier Adenauer a exercé ses fonctions de l’âge de 77 ans à l’âge de 87 ans.
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