déc
24
Habité par sa mission élyséenne, François Bayrou s’est lancé dans un tour de France à la rencontre des vraies gens.
Dans le train qui l’emmène à Nîmes, ce 13 novembre (veille du congrès socialiste), Bayrou bouquine un polar : « Prends garde à toi ! », de Patricia Wentworth. Il y est question de machination politique, d’ « un jeu de dupes mortel où tous les coups sont permis ». Le troisième homme de la présidentielle connaît bien le sujet, lui qui fut trahi et abandonné par les siens, ses ex-amis UDF ralliés à Sarkozy.
Plus que jamais habité par sa mission-devenir président-, Bayrou se voit déjà en haut de l’affiche en 2012. « Le champ des EP [éligibles à la présidentielle, NDLR] est assez restreint »,avance-t-il sur le ton de la confidence. Sarkozy, un socialiste et lui ! Face à Martine Aubry-dont il est persuadé qu’elle finira par faire alliance avec le MoDem-, Bayrou obtiendrait 18 % des voix au premier tour. « Pas 1 % ne s’est éloigné de nous ! Le socle français est intact », se félicite celui qui dit pourtant ne pas croire aux sondages. Caricaturé en Calimero par « Les Guignols », souvent victime de ses humeurs, est-il à la hauteur de ses ambitions ? « Ce type-là, il sera jamais président ! tranche un contrôleur du TGV, surpris par le tempérament bougon du centriste. Il n’a pas ce truc qu’ont Sarko et Ségo… Le charisme ! »
La suite sur Le Point
nov
29
Dans le doute, François Bayrou joue la prudence. Invité dimanche par i-Télé-France Inter et Le Monde à réagir aux malheurs du PS, il a refusé de choisir entre Ségolène Royal et Martine Aubry. Mieux : il leur a trouvé à chacune des qualités. Et comme les deux rivales «s’insupportent», le troisième homme de la présidentielle de 2007 s’en est tenu là, attendant qu’un PS «en bout de cycle, en coma dépassé», où il y a «des tricheries partout», se résolve à accepter la logique de «rassemblement» dont il est l’apôtre.
François Bayrou a même une idée très précise du jour où ce «rassemblement» s’imposera : ce sera le lendemain du premier tour de la présidentielle de 2012. Selon, visiblement, un seul critère : qui s’opposera le mieux au «projet inacceptable de Nicolas Sarkozy» ?
La suite sur Le Figaro
nov
29
Coupé en deux et lézardé par des haines aussi solides qu’anciennes qui l’affaiblissent face à Nicolas Sarkozy, le Parti socialiste ne risque pas pour autant l’implosion en tant que telle, estiment plusieurs analystes.
Ce qui menace plus sûrement le principal parti d’opposition français, c’est un blocage institutionnel et idéologique dangereux à l’orée d’une séquence électorale chargée, allant des européennes de juin à la prochaine présidentielle 2012.
La situation qui menace le PS n’est “pas la disparition mais une série de revers électoraux”, dès les européennes et jusqu’à la prochaine présidentielle en 2012, estime Dominique Reynié. “Les souvenirs sont frais pour les électeurs et le souvenir de cette nuit-là au PS va marquer les esprits pour longtemps.”
La suite dans Challenges
Un parti coupé en deux. C’est comme si le PS jouait la guerre froide en interne, bloc contre bloc. D’un côté, les troupes qui se sont lentement coalisées depuis le vote sur les motions le 6 novembre autour de la maire de Lille. De l’autre, les partisans de Royal. Comme un parfum du fratricide congrès de Rennes qui avait mis face à face en 1990 Lionel Jospin et Laurent Fabius. Le parti avait alors mis près de dix ans à s’en relever. La déchirure actuelle n’est que l’épilogue du congrès de Reims qui a vu s’affronter (sur fond de préparation de la présidentielle de 2012) deux lignes politiques. Celle, ancrée à gauche, de la maire de Lille, opposée à toute alliance nationale avec le centre et favorable à un parti classique de militants. Contre celle défendue par Ségolène Royal : souplesse dans les alliances et parti de masse à l’américaine. Deux projets qui apparaissent aujourd’hui difficilement conciliables.
La suite dans le Parisien
En comptant sur son seul camp, Ségolène Royal pèse désormais la moitié du PS tout en faisant figure de victime, ce qui accentuera sa popularité à l’extérieur du parti. L’appareil socialiste ne peut donc plus la considérer comme marginale.
Dans l’optique de la campagne présidentielle de 2012, la gagnante n’est peut-être pas celle que l’on croit.
La suite dans la Tribune de Genève
Philippe Manière, directeur général de l’institut Montaigne, pense que la crise au PS pourrait paradoxalement lui profiter une fois l’épisode réglé, “au sens où on voit un parti qui est, malgré ses gros défauts, assez transparent et assez démocratique, ce qui n’est pas le cas de l’UMP”. Enfin le politologue Dominique Reynié pointe de son côté la possibilité que François Bayrou tire profit de la situation actuelle. “On pourrait avoir une situation comique à l’élection présidentielle de 2012 avec Bayrou qui passe le premier tour et appelle les socialistes à le soutenir pour gagner contre Sarkozy“, a-t-il dit à Reuters.
La suite sur Le Monde
nov
20
Le président du MoDem, invité du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, compare à Pinocchio les socialistes qui refusent l’alliance avec son parti. Et si le vainqueur du congrès de Reims, c’était tout simplement François Bayrou ? Alors que les socialistes se sont quittés dimanche sans parvenir à faire une synthèse, la question des alliances avec le MoDem était dans tous les esprits pour une éventuelle alternance en 2012.
[...] Le député des Pyrénées-Atlantiques a réitéré sa proposition, formulée lors de l’université du MoDem en septembre, «d’un rassemblement le plus large possible» avec tous ceux qui souhaitent un changement en 2012. Selon l’ancien candidat à la présidentielle, «en 2012, les Français auront le choix entre deux boutons : le bouton, on change ; et le bouton, on continue».
La suite sur Le Figaro
nov
20
Qui sera le patron d’un Parti socialiste en miettes? Les militants en décideront. Ségolène Royal part favorite.Le Congrès de Reims s’achève sur une gueule de bois au pays du champagne. Il fut celui de la haine entre clans. Sarkozy et Bayrou parmi les vainqueurs de ce congrès. Delanoë fait figure de grand perdant. Avec le PS. [...]
Une commission s’est réunie dans la nuit de samedi à dimanche pour tenter d’opérer la synthèse de ces motions, ce qui aurait donné au PS, à la fois un programme général et un premier secrétaire national élu sur une large base, afin d’aborder l’élection présidentielle de 2012 dans de bonnes conditions. [...]
Tous les éléments d’une scission sont donc réunis. «Il faut se rendre à l’évidence, le Parti va éclater», nous a confié un délégué de Mulhouse, membre du clan Delanoë. «Et il vaudrait mieux qu’il explose maintenant plutôt qu’à la veille de la présidentielle de 2012, afin que l’on dispose du temps nécessaire pour reconstruire une formation sur des bases enfin claires.»
nov
11
François Bayrou est-il le joker de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle 2012 ? Une présidentielle, c’est un duel. Aucune démocratie moderne n’échappe à cette réalité binaire.
Dans la préparation de la présidentielle 2012, Nicolas Sarkozy a un avantage stratégique : l’encerclement du PS par le Modem sur sa droite et par Besancenot sur sa gauche.
La suite sur Expriméo
sept
29
Invité des forums de nouvelobs.com, vendredi 26 septembre, Benoît Hamon, candidat à la direction du Parti socialiste et député européen, a balayé l’éventualité d’une alliance avec le Modem de François Bayrou pour la prochaine élection présidentielle de 2012, affirmant que “le Modem ne sera jamais un partenaire du PS”.
Questionné par ailleurs sur son déficit médiatique par rapport aux autres prétendants à la succession de François Hollande (Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et Martine Aubry), Benoît Hamon a déclaré que c’était “une difficulté incontestable”.
La suite sur le Nouvel Obs
sept
4
Le député de l’Essonne Julien Dray en appelle à un «sursaut moral».
Dix jours auparavant, de retour de la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse, Pierre Moscovici apportait sa réponse, en confiant aussi son inquiétude. «Si les présidentiables y vont, ce sera Tchernobyl. Et si on fait les imbéciles, l’élection présidentielle de 2012 sera perdue dès Reims». Pour une fois, le député européen Benoît Hamon serait d’accord avec lui (même si le leader de l’aile gauche du parti n’en tire pas les mêmes conclusions). «Les conditions de la victoire en 2012 se joueront, non pas à l’occasion du congrès qui précédera l’élection présidentielle, mais au prochain congrès, tant sur la question des alliances et de la stratégie que de l’orientation politique du projet», a-t-il déclaré samedi. Officiellement, les socialistes ne désigneront leur candidat qu’en 2011.
Mais certains craignent la concurrence du MoDem de François Bayrou et du parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot, et l’élimination du PS du second tour de la présidentielle.
La suite sur Le Figaro