déc
24
Le millésime 2008 aurait pu être celui d’un nouveau départ pour le Parti socialiste français. Le principal parti d’opposition sort de cette année de congrès coupé en deux camps irréconciliables: celui de Martine Aubry, qui a succédé à François Hollande au poste de premier secrétaire, et celui de Ségolène Royal, les yeux plus que jamais rivés sur la présidentielle de 2012.
L’année a pourtant bien commencé pour le PS. Le parti à la rose a nettement remporté les municipales et cantonales des 9 et 16 mars [...]. Mais le parti aux trois défaites consécutives à la présidentielle est plombé par son absence de leadership et de projet alternatif à la politique de Nicolas Sarkozy.
Partie la première dans la course, Ségolène Royal a échoué d’un cheveu dans son entreprise de conquête d’un parti dont elle entendait faire une machine à son service pour la revanche qu’elle espère à la présidentielle en 2012. Ségolène Royal, Martine Aubry - qui a très habilement écarté Bertrand Delanoë - et Benoît Hamon sont candidats. La finaliste de l’élection présidentielle de 2007 crée à nouveau la surprise. Avec 42,45% des voix au premier tour, elle devance de huit points Martine Aubry, qui bénéficiait pourtant du soutien de M. Delanoë. Troisième avec 22,83%, Benoît Hamon se rallie à la mairesse de Lille, désormais à la tête d’un large front anti-Royal.
Ségolène Royal, elle, met résolument le cap sur 2012. “J’ai besoin de vos idées parce que nous continuons”, lance-t-elle dans une vidéo adressée le 26 novembre à ses partisans via Internet. Prochaine étape: la désignation du candidat socialiste à la prochaine présidentielle, prévue en 2011.
La suite avec la Presse Canadienne
nov
20
1/ Le PS peut-il se doter d’un leader ?
Depuis le retrait de Lionel Jospin, en 2002, le Parti socialiste (PS) ne parvient pas à se choisir un leader incontesté. François Hollande ne s’est jamais imposé dans l’opinion et Ségolène Royal a porté les espoirs de la gauche à l’élection présidentielle de 2007 sans entraîner tout le PS derrière elle. [...]Le ou la futur(e) premier(e) secrétaire ne portera pas forcément les couleurs du PS à l’élection présidentielle de 2012. Parmi les partisans de Mme Royal, mais aussi chez certains de ceux qui soutiennent Bertrand Delanoë ou Martine Aubry, l’idée d’organiser des “primaires ouvertes” aux sympathisants fait son chemin.
La suite sur Le Monde
nov
20
Qui sera le patron d’un Parti socialiste en miettes? Les militants en décideront. Ségolène Royal part favorite.Le Congrès de Reims s’achève sur une gueule de bois au pays du champagne. Il fut celui de la haine entre clans. Sarkozy et Bayrou parmi les vainqueurs de ce congrès. Delanoë fait figure de grand perdant. Avec le PS. [...]
Une commission s’est réunie dans la nuit de samedi à dimanche pour tenter d’opérer la synthèse de ces motions, ce qui aurait donné au PS, à la fois un programme général et un premier secrétaire national élu sur une large base, afin d’aborder l’élection présidentielle de 2012 dans de bonnes conditions. [...]
Tous les éléments d’une scission sont donc réunis. «Il faut se rendre à l’évidence, le Parti va éclater», nous a confié un délégué de Mulhouse, membre du clan Delanoë. «Et il vaudrait mieux qu’il explose maintenant plutôt qu’à la veille de la présidentielle de 2012, afin que l’on dispose du temps nécessaire pour reconstruire une formation sur des bases enfin claires.»
nov
11
On savait le discours sur la «rénovation» du Parti socialiste français (PS) un peu vain. Mais à ce point… Le vote préalable au Congrès de Reims a vu les quatre cinquièmes des militants à la rose apporter leur suffrage à l’une des trois écuries officielles –Ségolène Royal (29%), Bertrand Delanoë (25%) et Martine Aubry (25%)– installées dans les starting-blocks de la présidentielle de 2012. Jusque dans le spectacle des disputes personnelles, ce résultat est un formidable gage de continuité. La campagne l’avait laissé présager: à aucun moment l’enjeu programmatique n’a surgi.
La suite sur Le Courrier
nov
11
C’est un revers très sévère pour le Maire de Paris qui, par moment, exprimait viser les 50 % dès le premier tour. Bertrand Delanoë est trop parisien pour les régions. C’est la leçon principale d’un sévère échec qui écarte à court terme le Maire de Paris de la présidentielle 2012.
[...]Il revient désormais à Ségolène Royal de faire monter une nouvelle génération pour préparer la présidentielle 2012 dans des conditions très prometteuses car la droite est au pouvoir national depuis 1993, ce qui est une très longue séquence temps.
La suite sur Expriméo
nov
5
Si aucune des quatre grandes motions ne fait la différence, le congrès de Reims du Parti Socialiste risque de tourner à la crise.
Deux hypothèses :
1. Delanoë largement en tête. Sa légitimité fédère une majorité. Élu, il lui faudrait faire travailler ensemble tous ses rivaux, faire taire la cacophonie socialiste, et affronter, avant la présidentielle de 2012, des européennes et des régionales qui ne lui seront pas favorables.
2. Tout se joue dans un mouchoir de poche. Tout est alors possible (Aubry-Hamon, Delanoë-Aubry, Delanoë-Royal…), y compris un affrontement suicidaire des ego dont le PS ne se sortirait qu’en propulsant des seconds de cordée, style Pierre Moscovici chez Delanoë ou Vincent Peillon chez Royal.
La suite dans Ouest France
nov
5
Après trois présidentielles perdues coup sur coup, le Parti socialiste aborde cette semaine une étape cruciale de sa rénovation dans l’espoir de retrouver une voix et un poids face à Nicolas Sarkozy avant l’élection présidentielle de 2012.
Pour la première fois depuis 1997, la majorité sortante au sein du PS a explosé et le premier secrétaire n’est pas candidat à sa succession, d’où une incertitude inédite à quatre jours du vote des militants sur les six programmes politiques défendus par les courants internes en vue du congrès de Reims.
Bertrand Delanoë reste en tête des sondages, qui n’interrogent que les sympathisants et non les militants, mais le maire de Paris n’apparaît pas comme le favori incontestable à la succession de François Hollande qui quitte son poste après onze ans aux commandes du PS.
La suite sur Le Point
oct
28
Les socialistes échoueront à la prochaine élection présidentielle en 2012 s’ils “ratent” le congrès de Reims, chargé, à la mi-novembre, de choisir leur nouveau Premier secrétaire, a déclaré samedi à Albi Bertrand Delanoë, candidat à la direction du PS.
“Ma conviction c’est que vous pouvez prendre pour la présidentielle 2012, la plus géniale, le plus génial; si nous avons raté le congrès de Reims nous perdrons”, a-t-il affirmé devant quelque 300 militants réunis à la mi-journée au siège local du parti socialiste.
“Contrairement à ce que nous disons, ce ne sont pas les six dernières élections que nous avons perdues. C’est qu’en 50 ans de Vème République nous n’avons gagné que trois élections présidentielles”, a-t-il dit.
“Le 6 novembre on ne vote pas pour l’élection de 2012, on vote pour que nous nous donnions les moyens d’une culture politique, la manière de faire de la politique (…), de bosser pendant trois ans” pour conduire la bataille des présidentielles et avoir “une chance de gagner l’Elysée en 2012″, a-t-il poursuivi.
La suite avec l’AFP
oct
13
Candidate à la direction du PS, Martine Aubry se défend de penser à la présidentielle de 2012. « Je ne sais pas qui sera mon candidat. Il faut d’abord définir un projet et rassembler le parti. »
Martine Aubry s’estime bien placée pour faire la synthèse. « J’ai autour de moi aussi bien des amis de Dominique Strauss-Kahn que des amis de Fabius ». Et elle avoue son « respect » pour Bertrand Delanoë, le maire de Paris, lui aussi candidat à la direction du PS.
La suite sur Ouest France
sept
29
Dominique Strauss-Kahn arrive en tête des préférences des Français comme candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012, devant Bertrand Delanoë puis Ségolène Royal, selon un sondage Ifop publié dans Le Journal du Dimanche daté du 28 septembre.
Selon ce sondage, le président du Fonds monétaire international (FMI) est le candidat socialiste préféré par 34% des Français, suivi du maire de Paris (26%) et de la présidente de Poitou-Charentes (19%). La maire de Lille Martine Aubry arrive en 4e position avec 12%.
La suite avec l’AFP
sept
19
Les présidents PS des régions Bretagne, Jean-Yves Le Drian, et Aquitaine, Alain Rousset, ont apporté, hier, leur soutien à Bertrand Delanoë pour le congrès de Reims, en novembre. Le PS a besoin « d’un pôle central, cohérent, homogène, offensif, réformiste, européen et décentralisateur », explique Jean-Yves Le Drian.
Mais tout ceci « n’anticipe en rien » le scénario de la présidentielle de 2012, souligne Jean-Yves Le Drian: « Aujourd’hui, il s’agit de la direction du parti. » L’essentiel est de bâtir, tout d’abord, « une force politique crédible. Je souhaite que tous ceux qui ont soutenu Ségolène Royal nous rejoignent. »
La suite dans Ouest France
sept
8
D’après un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI, la personnalité la plus performante pour diriger le PS est Bertrand Delanoë. Le maire de Paris (58 %) devance Dominique Strauss-Kahn (49 %) et Martine Aubry (43 %). Puis viennent, largement distancés, Ségolène Royal (27 %), Pierre Moscovici (21 %) et François Hollande (17 %).
Enfin, interrogés sur leur choix pour l’élection présidentielle de 2012, les sondés estiment que Dominique Strauss-Kahn est le bon candidat socialiste pour la présidentielle 2012 (52 %), devant le maire de Paris (51 %), Martine Aubry (33 %), et la présidente de la région Poitou-Charentes (27 %).
La suite sur Le Point
sept
1
Bertrand Delanoë change significativement la donne de la présidentielle 2012 car il est porteur d’une réelle novation. La candidature de Bertrand Delanoë est le point de passage obligé vers une candidature ultérieure à la présidentielle. Il change fondamentalement la donne sur trois dossiers majeurs.
Dans l’hypothèse d’une candidature de Nicolas Sarkozy, la présidentielle 2012 marquerait par son profil de deux “candidats people” ouvrant des campagnes à l’anglo-saxonne quoiqu’ils puissent s’en défendre du moins pour l’un des deux.
La suite sur Exprimeo
sept
1
Selon un nouveau sondage, les Français choisiraient Bertrand Delanoë pour premier secrétaire du PS et Dominique Strauss-Kahn pour candidat socialiste à la présidentielle. Pour les sympathisants socialistes, c’est toutefois Ségolène Royal qui serait la meilleure candidate pour 2012.
Dominique Strauss-Kahn qui serait pour eux le meilleur candidat du parti à la présidentielle de 2012. Pour diriger le PS, le maire de Paris arrive largement en tête, cité par 31% des Français et le même pourcentage de sympathisants socialistes. Il devance Ségolène Royal qui recueille 18% parmi l’ensemble des Français et 28% chez les sympathisants PS.
Mais pour représenter le PS au scrutin présidentiel de 2012, 29% des Français estiment que le président du FMI Dominique Strauss-Kahn ferait le meilleur candidat. 20% citent Ségolène Royal. Toutefois, chez les sympathisants, c’est l’ancienne candidate qui arrive en tête avec 29% contre 28% à Dominique Strauss-Kahn.
La suite sur Le Nouvel Obs
août
24
Le maire de Lyon Gérard Collomb annonce dans un entretien au mensuel Lyon Mag qu’avec les “grands élus” proches de lui, il ne soutiendra “ni Royal ni Delanoë” pour le poste de premier secrétaire du PS, refusant “de choisir entre des présidentiables” au congrès de novembre.
Le sénateur PS précise qu’”aucun des sept principaux signataires de (sa) contribution ne rêve d’un destin national”. “A commencer par moi. Je ne souhaite pas être premier secrétaire du PS, ni candidat à la prochaine élection présidentielle”, affirme-t-il. M. Collomb défend une orientation réformatrice.
La suite sur l’AFP
août
24
Les amis de Dominique Strauss-Kahn, de Martine Aubry ou de Bertrand Delanoë ; ceux de Ségolène ou de François ; ceux qui restent de Laurent Fabius… Pendant trois mois, ils parleront du congrès. Mais le contrôle du PS ne peut s’abstraire de la présidentielle de 2012. La candidature sortira de la majorité au congrès. Gare à celui ou celle qui en sortira marginalisé(e).
La suite dans Ouest France
juil
16
Bertrand Delanoë a fait le voyage jusqu’à Lille ce jeudi pour s’afficher avec une autre leader socialiste Martine Aubry, également en lice pour la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire voire de futur candidat du PS à la présidentielle 2012.
Ce couple improbable - entre le maire de Paris qui n’hésite pas à se dire “libéral” et l’ex-papesse des 35 heures qui a toutefois pris ses distances avec cette réforme controversée - a tenu à afficher une certaine complicité sans en faire trop.
La suite sur La Tribune
juin
17
L’ancien premier ministre annonce qu’il soutient «par urgence» le maire de Paris dans la bataille pour la direction du PS, car il juge que Royal n’est «pas de taille».
L’ancien premier ministre le martèle en effet, il voulait d’abord que le PS se positionne sur des idées avant de batailler sur la personnalité qui le guidera et qui sera éventuellement candidate en 2012. «Puisque nous sommes en transition de leader, nous aurions dû accepter de ne désigner notre candidat à la présidentielle de 2012 qu’à l’automne 2011», explique-t-il.
Une position qui ressemble fort à la ligne prônée par les «reconstructeurs du PS», qui veulent que le futur premier secrétaire s’engage à ne pas être le candidat socialiste à la prochaine présidentielle 2012. [...]
Cette «victoire médiatique sur le calendrier», implique donc, selon lui, que le PS se détermine dès son congrès, en novembre «sur des personnes, contre l’intérêt du parti». Il le regrette : «Ce sera un congrès de vedettes alors qu’il aurait fallu choisir quelqu’un qui n’avait pas vocation à être candidat à la présidence de la République».
La suite sur Lefigaro.fr
juin
7
Interview de Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS.
Avec son texte publié dans «Le Monde» François Hollande lui-même ne joue-t-il pas un peu personnel en vue de la présidentielle 2012 ?
Il ne pense pas à ça tous les matins en se rasant. Ce qu’il souhaite c’est maîtriser l’avenir collectif du PS. Le PS a besoin d’unité.
Comment faire avec autant d’ambitions personnelles?
Je respecte beaucoup Bertrand Delanoë quand je l’entends dire qu’il souhaite que le PS clarifie d’abord ses choix politiques avant de trouver un leader pour les porter. Nous avons de nombreux talents,nous devons en profiter pour travailler collectivement et poser les jalons d’un vrai débat, vrai projet. Notre devoir est de redonner confiance aux Français, notamment aux classes populaires, qui sont parfois désespérées.
La suite sur 20minutes.fr
juin
7
François Hollande apporte à son tour sa contribution au débat, en préparation du congrès de novembre à Reims. Le Premier secrétaire du PS invite les socialistes, dans une tribune au “Monde” daté de vendredi, à en finir avec leurs rivalités et “batailles de mots”, pour mener une “offensive idéologique” d’ici les élections présidentielles de 2012 sur les questions de fond.
Alors que Ségolène Royal et Bertrand Delanoë ont déjà lancé la bataille pour la conquête du parti en vue de la présidentielle 2012, le Premier secrétaire du PS note que “l’unité est un combat, tant la propension aux querelles -parfois tactiquement entretenues- est récurrente”.
La suite sur La Tribune